Le Liban et Chypre signent un accord délimitant leurs frontières maritimes
Avec l'espoir d'une coopération énergétique, cet accord fait de la Syrie voisine le dernier pays avec lequel le Liban n'a pas encore délimité sa frontière maritime

Le Liban et Chypre ont annoncé mercredi la signature d’un accord délimitant leurs frontières maritimes en Méditerranée, ce qui facilitera l’exploration de leurs ressources en hydrocarbures.
« Nous sommes ici pour célébrer la démarcation de la frontière de la zone économique exclusive entre nos pays », a annoncé le président libanais, Joseph Aoun, à l’issue de la cérémonie de signature avec son homologue chypriote, Nikos Christodoulides.
Cet accord « permettra au Liban et à Chypre de commencer l’exploration de leurs ressources maritimes, et la coopération entre les deux pays dans ce domaine », a-t-il ajouté.
Le Liban et Chypre avaient déjà signé un accord en 2007 délimitant leurs zones économiques exclusives (ZEE) respectives, mais il n’avait pas été ratifié par le Parlement libanais en raison du contentieux maritime entre le Liban et Israël.
Le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, ont conclu en 2022 un accord de démarcation de leur frontière maritime, qui a permis au Liban de commencer l’exploration et à Israël de produire du gaz à partir de la zone auparavant contestée.
Après avoir délimité ses frontières maritimes avec Israël au sud et avec Chypre à l’ouest, le Liban doit à présent délimiter ses frontières avec la Syrie au nord, où une coalition islamiste est au pouvoir depuis près d’un an, afin d’élargir la prospection gazière.
« Notre coopération ne vise personne et n’exclut personne ; elle ne cherche pas à barrer la route à un voisin, un ami ou un partenaire », a ajouté le président Aoun.
« Bien au contraire, nous souhaitons que cet accord constitue la première pierre d’un pont de coopération internationale que nous espérons voir s’étendre à l’ensemble de notre région », a-t-il ajouté.
Le gouvernement libanais a approuvé le mois dernier l’accord avec Chypre, malgré l’opposition d’un comité parlementaire qui estimait que le nouveau tracé constituait une concession territoriale par rapport à l’accord de 2007.
Les autorités libanaises comptent sur la présence de ressources naturelles pour faire face à la crise économique que traverse le pays depuis 2019.







