Le Liban renforce ses demandes dans les pourparlers maritimes, Steinitz fulmine
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Le Liban renforce ses demandes dans les pourparlers maritimes, Steinitz fulmine

Le ministre libanais des Travaux publics et des Transports a étendu la revendication de Beyrouth par rapport à sa précédente revendication frontalière soumise à l'ONU

Le ministre de l'Energie, Yuval Steinitz, s'exprime lors d'une conférence à Tel Aviv, le 27 février 2019. (Flash90)
Le ministre de l'Energie, Yuval Steinitz, s'exprime lors d'une conférence à Tel Aviv, le 27 février 2019. (Flash90)

Le ministre israélien de l’Énergie Yuval Steinitz a accusé lundi le Liban de « faire exploser » les négociations sur la frontière maritime entre les deux pays.

« Il semble que le Liban préfère faire exploser les négociations plutôt que d’essayer de trouver des solutions convenues. Malheureusement, ce ne sera pas la première fois au cours des 20 dernières années que les Libanais modifient leurs cartes maritimes à des fins de propagande. Il est évident que les mesures unilatérales prises par le Liban recevront la même réponse de la part d’Israël », a déclaré Steinitz dans un communiqué.

Ses commentaires interviennent après que le ministre libanais des Travaux publics et des Transports a étendu la revendication de Beyrouth sur le territoire maritime de 1 400 kilomètres carrés, par rapport à sa précédente revendication frontalière soumise à l’ONU, selon Reuters.

Après un lancement accompagné d’un grand optimisme américain début octobre, les négociations entre les deux voisins toujours officiellement en guerre avaient buté dès fin novembre, quand la dernière séance a dû être reportée.

Le 20 novembre, Israël avait en effet accusé le Liban d’avoir changé sa position à plusieurs reprises sur la démarcation de la frontière maritime, avertissant que cela pourrait mener à une impasse et ainsi freiner la prospection d’hydrocarbures offshore dans la région.

Les tractations portent sur une zone maritime contestée de 860 kilomètres carrés selon une carte enregistrée auprès de l’ONU en 2011 mais que le Liban juge aujourd’hui erronée.

D’après l’analyste libanaise Laury Hayatan, le Liban avait alors demandé une zone supplémentaire de 1 430 km2 plus au sud, s’étendant dans une partie du champ gazier de Karish qu’Israël a confié à la société grecque Energean.

Les négociations sont particulièrement cruciales pour un Liban en plein effondrement économique, qui veut lever tous les obstacles à la prospection d’hydrocarbures en Méditerranée.

En 2018, le Liban a signé son premier contrat d’exploration avec un consortium international formé des groupes français Total, italien ENI et russe Novatek. Problème : une partie d’un des deux blocs concernés, le numéro 9, déborde sur la zone disputée avec Israël.

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