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Le Liban répond à l’initiative française de désescalade du conflit avec Israël

En janvier, la France a soumis au Liban et à Israël une initiative pour désamorcer le conflit à leur frontière commune

De la fumée s'échappe du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé le village de Khiyam, dans le sud du Liban, le 12 mars 2024. (Crédit : AFP)
De la fumée s'échappe du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé le village de Khiyam, dans le sud du Liban, le 12 mars 2024. (Crédit : AFP)

Le chef de la diplomatie libanaise a remis vendredi à l’ambassadeur de France au Liban sa réponse à une initiative de Paris visant à désamorcer le conflit entre le Hezbollah libanais et Israël, a indiqué un média d’État.

Dès le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël, le Hezbollah a ouvert un front depuis le sud du Liban pour soutenir son allié palestinien.

La formation terroriste pro-iranienne vise notamment des positions de l’armée israélienne, qui réplique en conduisant des frappes « ciblées » contre des responsables du Hezbollah et du Hamas au Liban.

En janvier, la France a soumis au Liban et à Israël une initiative pour désamorcer le conflit à leur frontière commune.

« Le ministre des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a reçu l’ambassadeur de France, Hervé Magro (…) et lui a remis la réponse officielle libanaise à l’initiative française », a indiqué l’agence nationale d’information (Ani, officiel).

Celle-ci porte, selon une source diplomatique française, sur l’application de la résolution 1701 de l’ONU, qui stipule le déploiement seul de l’armée libanaise et des Casques bleus de l’ONU dans le sud du Liban.

Un véhicule de l’armée libanaise bloque une route menant à un entrepôt détruit, à l’arrière-plan, attaqué par des frappes aériennes israéliennes, à la périphérie du village de Buday, bastion du Hezbollah, non loin de Baalbek, à l’est du Liban, le 26 février 2024. (Crédit : AP)

« La réponse libanaise a été que l’initiative française constituait une étape importante pour instaurer la paix et la sécurité dans le sud du Liban », selon l’Ani.

« (La France) a une initiative qui comporte de nombreux points positifs et acceptables, d’autres points nécessitent des recherches plus approfondies », a affirmé M. Bou Habib, d’après la même source.

L’initiative prévoit également le retrait de dix à douze kilomètres de la frontière des combattants du Hezbollah et de leurs alliés et un arrêt des incursions aériennes israéliennes.

Elle propose en outre la création d’une commission quadripartite (France, États-Unis, Israël et Liban) pour surveiller l’arrêt des hostilités.

« Il est important pour nous de parvenir à une sorte d’accord qui consacre une stabilité complète et permanente à la frontière sud », a conclu M. Bou Habib.

Au Liban, au moins 322 personnes ont été tuées, des combattants du Hezbollah pour la plupart et au moins 56 civils, selon un décompte de l’AFP. En Israël, selon l’armée, dix soldats et sept civils ont péri. Les échanges de tirs ont déplacé des dizaines de milliers de personnes des deux côtés de la frontière.

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