Le Liban s’engage à combattre « l’agression israélienne », quel qu’en soit le coût
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Le Liban s’engage à combattre « l’agression israélienne », quel qu’en soit le coût

Les différends concernant le mur qu'Israël construit à la frontière et les droits contestés sur le gaz naturel offshore ont soulevé des tensions dans le nord

Une photo prise le 17 août 2017, lors d'une visite guidée par l'armée libanaise, montre des soldats en position dans une zone montagneuse près de la ville orientale de Ras Baalbek lors d'une opération contre des combattants djihadistes. (AFP PHOTO / STRINGER)
Une photo prise le 17 août 2017, lors d'une visite guidée par l'armée libanaise, montre des soldats en position dans une zone montagneuse près de la ville orientale de Ras Baalbek lors d'une opération contre des combattants djihadistes. (AFP PHOTO / STRINGER)

Le commandant de l’armée libanaise a juré de « combattre toute agression israélienne, quels qu’en soient les coûts » au milieu de tensions croissantes autour d’une barrière frontalière qu’Israël est en train de construire et d’un conflit.

« J’affirme à nouveau notre refus catégorique des violations de l’ennemi israélien qui porte atteinte à la souveraineté du Liban et à son droit sacré d’exploiter toutes ses ressources économiques », a déclaré le général de l’armée libanaise Joseph Aoun, cité par Reuters.

« L’armée ne se privera d’aucune méthode disponible pour faire face à toute agression israélienne, quel qu’en soit le coût », a-t-il déclaré.

Joseph Aoun (Crédit : autorisation)

Le secrétaire d’État adjoint par intérim des États-Unis, David Satterfield, s’est rendu dans la région ces derniers jours pour tenter de servir de médiateur entre Israël et le Liban.

Le conflit concerne un mur frontalier que Tsahal construit le long de la frontière entre les deux pays, des droits contestés à l’exploration du gaz naturel offshore, et des avertissements israéliens que l’Iran – par le biais de son mandataire au Liban, le Hezbollah – transforme le pays en une base avancée pour fabriquer des roquettes et attaquer l’État juif.

Plus tôt dans le mois, des responsables militaires libanais ont déclaré à leurs homologues israéliens, lors de pourparlers en tête-à-tête, que le mur frontalier violait le territoire souverain du Liban.

Israël construit la barrière – constituée d’un ensemble de talus, de murs et de barrières en béton – depuis longtemps déjà, mais ce n’est qu’aujourd’hui que Beyrouth est en colère.

Une vue du Liban depuis le côté israélien de la frontière situé à proximité de Rosh Hanikra, dans le nord-ouest d’Israël, le 10 novembre 2016. (Crédit : Doron Horowitz/Flash90)

Le Hezbollah, un puissant groupe terroriste considéré comme ayant plus de poids militaire que l’armée libanaise elle-même, a récemment menacé d’ouvrir le feu sur les soldats israéliens qui construisaient la barrière, a rapporté le journal télévisé israélien Hadashot.

Le message a été transmis à Jérusalem par l’intermédiaire de la FINUL, selon le rapport. Craignant une possible escalade, la force de l’ONU a transmis le message aux ambassadeurs français et américain, qui ont informé le cabinet du Premier ministre à Jérusalem de l’évolution de la situation.

Le gouvernement israélien, non impressionné, a répondu par un message menaçant. Israël a déclaré qu’il agissait sur son propre territoire souverain conformément à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée après le retrait d’Israël du Liban en 2000.

Israël n’a pas l’intention d’arrêter la construction, a dit Jérusalem, et le Hezbollah « paiera cher » s’il tente d’attiser les tensions. « La réaction d’Israël sera forte et douloureuse », ont déclaré des sources parmi les forces de sécurité israéliennes.

Israël a également menacé d’empêcher l’Iran de construire des usines pour fabriquer des missiles perfectionnés au Liban. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti les ennemis du pays « de ne pas nous mettre à l’épreuve », et a déclaré que Tsahal était prêt pour « tous les scénarios ».

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