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Le liquide pulmonaire pourrait servir à des vaccins anti-cancer – étude en Israël

Des scientifiques affirment que des protéines spécifiques pourraient être utilisées pour mettre au point de nouvelles méthodes de diagnostic et éventuellement de traitement

Illustration d'un cancer du poumon, avec une zone cancéreuse dans les poumons (Crédit : peterschreiber.media via iStock by Getty Images)
Illustration d'un cancer du poumon, avec une zone cancéreuse dans les poumons (Crédit : peterschreiber.media via iStock by Getty Images)

Selon une nouvelle étude israélienne, le fluide qui circule dans les poumons pourrait être utilisé pour développer de nouvelles méthodes de diagnostic et éventuellement de traitement du cancer.

Les chercheurs ont découvert que des peptides spécifiques présents dans le liquide pulmonaire peuvent « constituer une source importante de biomarqueurs pour le diagnostic des tumeurs. »

Les peptides HLA sont des protéines impliquées dans la réaction immunitaire aux infections. Les scientifiques du Technion-Israel Institute of Technology et du centre hospitalier Sheba ont découvert qu’ils étaient présents dans le liquide pulmonaire et ont trouvé une méthodologie pour purifier et analyser le liquide afin de les détecter.

Ils ont étudié plusieurs litres de liquide pulmonaire et ont découvert que les peptides HLA qu’il contient « stockent » suffisamment d’informations pour détecter certains types de cancer du poumon. Ils ont publié leurs résultats dans le Journal for Immunotherapy in Cancer (JITC).

« Nous pouvons détecter les peptides et, en théorie, ils pourraient être utilisés comme un nouveau moyen de détecter le cancer, ainsi que pour créer un vaccin anticancéreux pour des patients spécifiques », a déclaré le Dr Michael Peled de Sheba, l’un des chercheurs, au Times of Israel.

« Il est important de souligner que l’on en est encore au stade de la recherche et qu’il n’y a pas d’essai clinique pour le moment ».

L’étude qu’il a menée avec le professeur Arie Admon du Technion et sa doctorante Sofia Khazan-Kost a conclu que le liquide pulmonaire pourrait s’avérer une riche source d’antigènes pour combattre le cancer, ainsi que des informations pour le diagnostic.

Image d’illustration : un médecin détecte un cancer du poumon sur un scanner. (Crédit : utah778 via iStock by Getty Images)

Les molécules HLA portent de nombreux antigènes qui proviennent des cellules cancéreuses et de leur environnement. Elles ont la capacité de combattre le cancer si elles restent en place, mais au lieu de cela, elles sont transportées vers le liquide pulmonaire, a déclaré Peled.

Son équipe suggère de les récupérer dans le liquide pour une utilisation thérapeutique chez le patient sur lequel elles ont été prélevées.

« Ces antigènes pourraient être utilisés pour stimuler le système immunitaire afin qu’il attaque la tumeur », a expliqué Admon. Il a précisé qu’ils pourraient constituer la base d’un « vaccin thérapeutique », c’est-à-dire d’une nouvelle immunothérapie destinée à ralentir l’impact du cancer.

Les chercheurs espèrent que les concepteurs de médicaments utiliseront leurs recherches comme base d’un tel traitement.

« Cela a le potentiel d’activer le propre système immunitaire de l’organisme contre la tumeur », a souligné Admon.

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