Le Louvre se défend d’avoir discriminé des étudiants israéliens
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Le Louvre se défend d’avoir discriminé des étudiants israéliens

Le Louvre et le Centre des monuments nationaux (CMN) expliquent leur refus de réserver par les nombreuses demandes de réservation

Vue aérienne du Palais du Louvre (Crédit : CC BY-SA 3.0/Wikimedia commons)
Vue aérienne du Palais du Louvre (Crédit : CC BY-SA 3.0/Wikimedia commons)

Les autorités françaises ont été alertées de soupçons de discriminations envers des étudiants israéliens souhaitant visiter le musée du Louvre et la Sainte-Chapelle à Paris, ce qu’ont démenti cette semaine les deux institutions en avançant des demandes massives de réservations.

Près d’un million de personnes visitent chaque année la Sainte-Chapelle, édifice emblématique du style gothique du 13e siècle, et neuf millions Le Louvre.

Début mai, un professeur de l’université de Tel-Aviv, Sefy Hendler, a essuyé des refus auprès de ces deux sites pour ses douze étudiants en histoire de l’art. Etonné, il tente alors de nouvelles réservations, cette fois au nom d’instituts fictifs non israéliens et il obtient des réponses favorables.

Les faits ont été portés à la connaissance du préfet de Paris qui a transmis le dossier le 12 juin à la justice, à qui il revient d’ouvrir ou non une enquête.

Le Louvre et le Centre des monuments nationaux (CMN), qui gère la Sainte-Chapelle, se sont défendus de toute discrimination, expliquant que les dates et heures de visite souhaitées par Hendler n’étaient pas disponibles lors de sa première demande.

Celles formulées ultérieurement ont été acceptées « parce que tombant sur des créneaux encore libres ou qui s’étaient libérés (le taux d’annulation de visites de groupes est de l’ordre de 20 %) », a précisé Le Louvre dans un communiqué.

Ce musée « reçoit 150 000 demandes de réservation de groupes par an » et en refuse environ 80 000, précise le communiqué, en indiquant qu’une visite des étudiants est programmée en juin.

Le CMN a également invoqué une « très forte affluence », en reconnaissant que ses services auraient dû rechercher une solution alternative après le refus initial. Il reçoit chaque année plus de 10 000 demandes pour environ 7 000 créneaux disponibles.

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