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Le magnat Beny Steinmetz arrêté à Athènes, mis en liberté conditionnelle

L'homme a été arrêté le 24 novembre à l'aéroport d'Athènes et a ensuite été placé en liberté sous condition avec interdiction de quitter le territoire grec

Le magnat israélien Beny Steinmetz au tribunal de première instance de Rishon Lezion, le 14 août 2017. (Crédit : Flash90)
Le magnat israélien Beny Steinmetz au tribunal de première instance de Rishon Lezion, le 14 août 2017. (Crédit : Flash90)

Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz, condamné pour corruption en Suisse, a été arrêté à Athènes à la suite d’un mandat international avant d’être placé en liberté conditionnelle, a-t-on appris jeudi de source judiciaire grecque.

Beny Steinmetz a été arrêté le 24 novembre lors de son arrivée en jet privé à l’aéroport d’Athènes en provenance d’Israël et a ensuite été placé en liberté sous condition avec interdiction de quitter le territoire grec, selon cette source.

Le parquet d’Athènes est actuellement en train d’examiner la vigueur du mandat d’arrêt international, selon cette source.

Beny Steinmetz, 65 ans, avait été condamné le 22 janvier par un tribunal suisse de première instance à cinq ans de prison ferme pour corruption d’agents publics en Guinée dans un dossier de permis miniers.

Il avait également été condamné à verser une créance compensatrice (une forme de dédommagement) de 50 millions de francs suisses (46 millions d’euros) à l’État de Genève.

Le procès était l’aboutissement d’une longue enquête internationale lancée en 2013 portant sur des permis miniers octroyés en Guinée au Beny Steinmetz Group Resources (BSGR), dans lequel le diamantaire a le titre de conseiller.

Ce dernier avait obtenu en 2008, peu avant la mort de l’ancien président guinéen Lansana Conté, le droit d’exploiter les blocs 1 et 2 de l’un des plus importants gisements de fer au monde à Simandou, où il a investi 170 millions de dollars. Il en a depuis revendu 51 % au groupe brésilien Vale, pour 2,5 milliards.

Benny Steinmetz avait comparu libre pour son procès en Suisse en janvier. Habitant à l’étranger, il a bénéficié d’un sauf-conduit lui permettant de venir sur le territoire suisse pour participer à son procès mais qui lui permettait aussi de repartir malgré sa condamnation.

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