Le maire d’Ashkelon inculpé de corruption, fraude et abus de confiance
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Le maire d’Ashkelon inculpé de corruption, fraude et abus de confiance

Itamar Shimoni, entre autres, a été accusé d’avoir pris de l’argent de la part d’hommes d’affaires pour couvrir des accusations d’abus sexuels

Le maire d'Ashkelon, Itamar Shimoni (à droite) à la Cour des Magistrats de Richon LeTzion, le 10 mars  2016, (Crédit : Flash90)
Le maire d'Ashkelon, Itamar Shimoni (à droite) à la Cour des Magistrats de Richon LeTzion, le 10 mars 2016, (Crédit : Flash90)

Le maire d’Ashkelon, Itamar Shimoni et plusieurs de ses associés ont été condamnés mardi matin par le parquet de Tel Aviv. Les chefs d’accusation retenus contre eux sont la corruption, la fraude, l’abus de confiance et le blanchiment d’argent.

À part Shimoni, le bureau du procureur de Tel Aviv a également condamné son frère, Ofer Shimoni, les hommes d’affaires Yoel Davidi et Moshe Ponte, ainsi que l’avocat Sharon Miller.

Le maire a été accusé d‘avoir touché un total de 466 000 shekels (111 000 €) en pots-de-vin et d’abus de confiance pour avoir accepté 575 000 shekels supplémentaires (143 000 €) de sources inconnues alors qu’il occupait le poste de maire de la ville. Il a également été accusé de fraude fiscale.

Selon l’acte d’accusation, Shimoni aurait signé un accord de compensation d’une valeur de plus d’un million de shekels avec deux anciennes employées, qui l’avaient accusé d’agressions sexuelles. Il a ensuite demandé à son frère Ofer et à Ponte de l’aider à réunir cette somme et à payer ces femmes.

Ces deux conseillers, en accord avec le maire, se seraient adressés à plusieurs personnes, notamment des entrepreneurs et des promoteurs immobiliers de la ville pour réunir les fonds.

La police a découvert les diverses façons dont l’argent aurait été donné au maire en échange d’un traitement de faveur pour les donateurs.

Le maire a également été inculpé d’avoir placé son associé, Davidi, à la tête d’un site Web local, « Ashkelon 10 », qui a été très critique de Shimoni et du Conseil municipal, dans le but de faire taire ces critiques.

Le procureur a également demandé à ce que Shimoni soit déchu de son poste de maire et que lui et tous les autres accusés ne puissent pas quitter le pays.

Si Shimoni « reste maire, on craint une récurrence des crimes similaires. En effet, dans le cadre de ses fonctions, il sera constamment entouré d’employés et de cadres supérieurs qui témoigneront contre lui à l’avenir, quand les intérêts commerciaux de ceux qui ont donné les pots-de-vin seront à nouveau sur le tapis », selon l’acte d’accusation.

« Les accusations dont Shimoni fait l’objet sont exactement le genre de décisions qu’un maire doit prendre. »

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