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Le maire de Jérusalem condamne le vandalisme raciste

Dans une publication en arabe sur sa page Facebook, Nir Barkat s'élève contre la violence à l'encontre de tous les résidents de la capitale confondus

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Illustration : Un graffiti "prix à payer administratif" retrouvé sur une voiture garée à Jérusalem Est, le 9 mai 2017. (Crédit : Amar Arouri/B'Tselem)
Illustration : Un graffiti "prix à payer administratif" retrouvé sur une voiture garée à Jérusalem Est, le 9 mai 2017. (Crédit : Amar Arouri/B'Tselem)

Une vingtaine de voitures vandalisées ont été retrouvées à Jérusalem Est mardi matin, dans ce qui semble être une attaque raciste anti-arabe. Le maire de Jérusalem Nir Barkat a condamné l’incident et s’est élevé contre la violence.

Les actes de vandalisme ont été perpétrés contre des voitures garées le long de la route 21, qui longe la frontière entre le quartier juif ultra-orthodoxe de Ramat Shlomo et le quartier arabe de Shuafat.

« Je condamne fermement les actes de vandalisme qui ont eu lieu la nuit dernière dans le quartier de Shuafat », a-t-il écrit.

« Et en tant que maire de Jérusalem, je m’oppose fermement à toute forme de violence à l’encontre des résidents de la ville, de tous secteurs et religions confondues. Je suis convaincu que la police mettra tout en œuvre pour interpeller les auteurs et éviter des incidents de cette nature.

Les mots « prix à payer », un slogan de droite utilisé pour des attaques racistes, ont été tracés sur certains véhicules, et plusieurs pneus ont été crevés, selon la police, ainsi que « le roi Fiker » et « prix à payer administratif ».

Le graffiti ferait référence à Elkana Fiker, un habitant de l’implantation radicale de Yitzhar, qui est vu comme le dirigeant du groupe des « Jeunes des Collines », de jeunes extrémistes juifs.

Plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours contre la possibilité que Fiker soit détenu sous le régime de la détention administrative, afin de le tenir éloigné plusieurs mois de la Cisjordanie.

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, au sommet du musée de la Tour de David, le 14 avril 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, au sommet du musée de la Tour de David, le 14 avril 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90).

Fiker semble avoir pris part à une deuxième attaque dans laquelle des voitures et autres véhicules ont été prises pour cible dans le village arabe de Galilée de Nahura. Des maisons et des murs du village ont été tagués, notamment avec la phrase « Mohammed est un porc administratif », et 8 voitures ont eu les pneus crevés.

Des caméras de surveillance à Naura montrent trois silhouettes encapuchonnées en train de crever des pneus et de peindre des slogans sur les façades des immeubles.

La police a ouvert une enquête sur l’incident, et y allouera « toutes les ressources » disponibles pour retrouver les vandales.

Les attaques dites « prix à payer », généralement des incendies ou des graffitis, sont menées par des extrémistes juifs contre des non Juifs et contre des cibles de l’armée israélienne en réponse aux attaques terroristes ou aux politiques israéliennes jugées défavorables.

Ces attaques, qui ont été fréquentes il y a quelques années, ont depuis diminué après une opération de répression des groupes d’extrême-droite par la police.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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