Le maire de Nazareth Illit en prison pour corruption après le rejet de son appel
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Le maire de Nazareth Illit en prison pour corruption après le rejet de son appel

La Cour suprême a accepté l’affirmation de l’Etat disant que Shimon Gapso est coupable de turpitudes morales, l’éloignant de la politique pour sept ans

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le maire de Nazareth Illit, Shimon Gapso, devant la cour en 2010. (Crédit : Gideon Markowicz/Flash90)
Le maire de Nazareth Illit, Shimon Gapso, devant la cour en 2010. (Crédit : Gideon Markowicz/Flash90)

La cour suprême a rejeté jeudi un appel du maire de Nazareth Illit contre une condamnation pour corruption et a déclaré que son crime était caractérisé par de la turpitude morale, tout en l’envoyant en prison pour six mois.

Shimon Gapso a été obligé de démissionner de son mandat de maire immédiatement, et de nouvelles élections auront lieu dans 60 jours.

Gapso avait fait appel contre un jugement de février 2015 de la cour du district de Haïfa, qui l’avait jugé coupable d’avoir essayé de forcer un membre du conseil municipal de la ville à démissionner. A ce moment, il avait été condamné à six mois de travaux d’intérêt général et à une amende de 20 000 shekels (4 761 euros).

Les juges de la cour suprême ont non seulement rejeté l’appel du maire mais ont aussi accepté une demande du procureur de l’Etat, qui demandait de la prison, ainsi qu’une constatation disant qu’il était coupable de turpitude morale.

Dans le cadre de la loi israélienne, la culpabilité de turpitude morale entraîne une interdiction d’avoir un poste public pendant sept ans.

La cour a estimé que Gapso « était directement et étroitement impliqué dans les activités que son équipe a menées après les élections au conseil municipal de Nazareth Illit en novembre 2008 », a annoncé la Deuxième chaîne.

Après le jugement, un Gapso provocant a promis de revenir en politique, selon la chaîne.

Il n’a pas été précisé quand il entrerait en prison.

Gapso et son ancien adjoint Adi Barko ont été reconnus coupables par la cour du district de Haïfa de coercition contre un conseiller municipal pour qu’il se retire après les élections de 2008, le menaçant que son épouse perde son travail à la ville.

Le conseiller a défié les menaces de Gapso et Barko et son épouse a été licenciée.

Le juge Oded Gershon a estimé que rendre l’emploi de son épouse dépendant de la démission du conseiller municipal constituait une forme de corruption.

La carrière politique de Gapso a été affectée par des suspicions de corruption.

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