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Le maire soupçonné de corruption est Rami Greenberg, de Petah Tikva

Rami Greenberg a fait un démenti en ligne des accusations lancées à son encontre ; il est soupçonné d'avoir abusé de son contrôle du budget municipal pour faire limoger ses rivaux

Rami Greenberg le maire de Petah Tikva, le 5 décembre 2017. (Crédit : Rami Greenberg/ Wikipedia CC-BY-4.0)
Rami Greenberg le maire de Petah Tikva, le 5 décembre 2017. (Crédit : Rami Greenberg/ Wikipedia CC-BY-4.0)

Rami Greenberg, le maire de la ville de Petah Tikva, dans le centre du pays, a révélé mercredi qu’il était le chef de municipalité qui a été placé en détention par la police, au début de la semaine. Il est soupçonné d’avoir abusé de son contrôle du budget de la ville pour faire limoger ses ennemis.

Les enquêteurs de l’unité anti-corruption de la police israélienne, Lahav 433, soupçonnent Greenberg et trois de ses conseillers de fraude, d’abus de confiance, d’extorsion par menaces et d’autres délits, a déclaré la police.

Sur Facebook, le maire a nié les accusations lancées à son encontre, raillant « les intrigues » et « la haine » dans le service public qui, a-t-il affirmé, ont déterminé des individus non-identifiés à tenter de l’écarter de sa fonction de premier magistrat de Petah Tikva.

Il a déclaré avoir agi en tant que maire uniquement au nom de l’intérêt public.

Une enquête avait été ouverte il y a un an à la suite de plaintes selon lesquelles le maire avait refusé d’allouer des fonds municipaux à des instituts qui y avaient droit, à moins qu’ils ne licencient ou n’évincent ses opposants et les membres de leur famille de certains postes déterminants.

Après avoir été interrogé, dimanche, le maire a été assigné à domicile dans des conditions strictes qu’il sera tenu de respecter. Il lui est interdit d’entrer en contact avec toute personne liée à l’affaire pendant 14 jours.

Le siège de Lahav 433, l’unité anti-corruption de la police israélienne, à Lod. (Crédit : Flash90)

Un ancien proche du maire, qui est témoin dans ce dossier, a affirmé devant les caméras de la Douzième chaîne que Greenberg avait fait « un virage à 180 degrés » depuis qu’il a été élu à son poste et qu’il avait commencé à exclure son partenaire de longue date de son cercle.

« Pour commencer, il m’a sorti de tous les groupes WhatsApp où je faisais part de mon mécontentement face aux décisions prises par la municipalité. Ensuite, il a demandé à ce que je ne sois plus présent aux événements organisés par la municipalité », a dit le témoin.

Il a ajouté qu’il avait reçu des messages de menace à l’encontre de lui et de sa famille et qu’un jour, un homme en vélo s’était approché de lui et qu’il lui avait dit de « bien vérifier sa voiture tous les matins ».

Un certain nombre de maires ont fait l’objet d’enquêtes ou de mises en examen pour ses soupçons de corruption, au cours de l’année qui vient de s’écouler.

Au mois de janvier, les procureurs avaient annoncé au maire d’Or Akiva, Yaakov Edri, qu’ils envisageaient de le mettre en examen pour divers faits de corruption et notamment pour pot-de-vin, fraude et abus de confiance. La police avait recommandé son inculpation au mois de juin 2021.

Au mois de janvier également, une commission de supervision avait suspendu le maire de Hadera, Zvi Gendelman, pour une période de six mois après sa mise en examen, au mois d’octobre dernier, pour des faits de corruption.

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