Le Maroc se rapproche de Washington pour « contrer l’influence néfaste » de l’Iran
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Le Maroc se rapproche de Washington pour « contrer l’influence néfaste » de l’Iran

Le Maroc a discuté avec les Etats-Unis "des efforts communs visant à mettre fin au soutien de l’Iran au terrorisme"

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (à gauche) serre la main du secrétaire d'État américain Mike Pompeo au département d'État américain à Washington, DC, le 17 septembre 2018. (AFP PHOTO / Jim WATSON)
Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (à gauche) serre la main du secrétaire d'État américain Mike Pompeo au département d'État américain à Washington, DC, le 17 septembre 2018. (AFP PHOTO / Jim WATSON)

Le Maroc a discuté avec les Etats-Unis « des efforts communs visant à mettre fin au soutien de l’Iran au terrorisme » et à « contrer son influence néfaste », a annoncé mardi un communiqué officiel.

Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, se trouvait lundi à Washington pour discuter du sujet avec le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, selon un communiqué des Affaires étrangères marocaines.

Les deux responsables ont examiné « les opportunités visant à élargir la forte coopération sécuritaire entre les deux pays, y compris les efforts communs visant à mettre fin au soutien de l’Iran au terrorisme et contrer son influence néfaste dans la région », selon le communiqué.

La République islamique est dans le viseur de l’administration de Donald Trump, qui s’est retiré en mai de l’accord sur le nucléaire iranien et a rétabli une batterie de sanctions.

Le Maroc a de son côté rompu début mai ses relations diplomatiques avec l’Iran en accusant Téhéran – qui a démenti – d’avoir facilité une livraison d’armes au Polisario, mouvement indépendantiste du Sahara occidental.

Vaste territoire désertique, le Sahara occidental est revendiqué par le Maroc – qui en contrôle la majeure partie – et par le Polisario, qui réclame un référendum d’autodétermination.

Ce dossier crucial pour Rabat a figuré au menu des entretiens à Washington, selon le communiqué du ministère, précisant que M. Bourita avait aussi rencontré le conseiller spécial du président Donald Trump, John Bolton.

Cette visite intervient alors que le renouvellement du mandat de la mission de l’ONU (Minurso) arrive à expiration le 31 octobre et doit être rediscuté au Conseil de Sécurité. Ce mandat avait été renouvelé pour seulement six mois afin de pousser les parties à reprendre des discussions en panne depuis dix ans.

Le Maroc, qui met en avant « la stabilité régionale », rejette toute solution autre que l’autonomie sous sa souveraineté et veut que l’Algérie participe aux discussions, ce que refuse Alger.

« Résoudre la question du Sahara occidental aidera aussi à la stabilité en Afrique du Nord. Cela nous aidera à faire face à l’offensive de l’Iran », a dit M. Bourita, en demandant « l’assistance » des Etats-Unis, dans un entretien au site américain Breitbart, la veille de sa visite à Washington.

Concernant le Polisario, « comment peut on demander au Maroc de s’asseoir avec ces gens pour discuter de l’avenir de ce territoire ? », a-t-il ajouté.

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