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Le Mémorial de la Shoah de Paris inaugure le centre Raphael Lemkin

La nouvelle institution regroupe les archives du génocide des Tutsi du Rwanda, de celui des Herero et des Nama en Namibie, ainsi que du génocide des Arméniens de l'empire ottoman

L’inauguration du centre Raphael Lemkin sur les génocides, au Mémorial de la Shoah de Paris, le 8 juin 2023. (Crédit : Collectif VAN / Mémorial de la Shoah de Paris / Twitter)
L’inauguration du centre Raphael Lemkin sur les génocides, au Mémorial de la Shoah de Paris, le 8 juin 2023. (Crédit : Collectif VAN / Mémorial de la Shoah de Paris / Twitter)

Le Mémorial de la Shoah de Paris a inauguré jeudi dernier le centre Raphael Lemkin sur les génocides.

Cette nouvelle institution regroupe les archives du génocide des Tutsi du Rwanda, de celui des Herero et des Nama en Namibie, ainsi que du génocide des Arméniens de l’empire ottoman.

Il permet au Mémorial de la Shoah d’ouvrir sa documentation – environ 100 000 documents – aux historiens afin d’encourager et de promouvoir la recherche sur les mécanismes et l’histoire des génocides.

« Modestement, nous espérons permettre à des chercheurs de travailler sur ces sujets et puis aussi, de permettre aux élèves, à la jeunesse, de s’emparer de ses documents d’archives pour mener des travaux pédagogiques », a déclaré Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah, lors de l’inauguration.

« Depuis près de vingt ans, nous accumulons des archives sur d’autres génocides, et nous avons ressenti le besoin de le faire savoir, et de les rassembler », a-t-il ajouté au micro de RFI. « Le Mémorial, depuis maintenant vingt ans, travaille sur le génocide des Tutsi au Rwanda, et nous avons commencé à recevoir des dépôts de documents, de livres, d’un certain nombre de chercheurs, comme Jean-Pierre Chrétien et Jean-François Dupaquier, d’abord. Et puis, au fil de notre travail, nous avons réalisé une exposition sur le génocide des Herero et des Nama. Et nous avons également créé et accumulé un fonds d’archives sur ce génocide, qui est sans doute le plus oublié de tous les génocides. C’est aussi pour nous la volonté de vouloir encourager les chercheurs français à travailler sur ces sujets. »

Romain Huret, président de l’EHESS, a lui rappelé l’importance des archives dans la compréhension des situations de violences et expliqué que ce partenariat visait à nourrir des aventures humaines « hors du commun ».

L’historienne Hélène Dumas (CNRS CESPRA) a elle soutenu que les archives permettront de dessiner les nouveaux contours historiographiques du génocide.

Jean Damascène Bizimana, ministre de l’Unité nationale et de l’Engagement civique du Rwanda, et Philibert Gakwenzire, président d’Ibuka Rwanda, étaient également présents à la cérémonie.

Le centre est nommé d’après Raphael Lemkin (1900-1959), juriste juif américain d’origine polonaise qui a forgé en 1943 le terme et le concept de génocide. Il l’a d’abord fait valoir au tribunal de Nuremberg, puis auprès de l’ONU en 1948.

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