Le Meretz accusé de mauvaise gestion de plaintes d’agression sexuelle
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Le Meretz accusé de mauvaise gestion de plaintes d’agression sexuelle

Un membre du parti rejette ces accusations : une tentative « d'assassinat politique » en amont des primaires

Tamar Zandberg, dirigeante du Meretz, s'adresse aux militants après avoir été élue à la tête du parti, le 22 mars 2018. (Gili Yaari/Flash90)
Tamar Zandberg, dirigeante du Meretz, s'adresse aux militants après avoir été élue à la tête du parti, le 22 mars 2018. (Gili Yaari/Flash90)

La direction du parti du Meretz est sous le feu des critiques depuis mercredi en raison d’une supposée mauvaise gestion des plaintes de trois femmes, accusant un cadre du parti de les avoir agressées ou harcelées.

Ces dernières semaines, la cheffe du parti Tamar Zandberg a reçu des plaintes mettant en cause un célèbre membre du Meretz, assistant parlementaire et membre du comité exécutif du parti d’avoir eu un comportement inapproprié envers elles.

L’une des femmes, également membre du Meretz, a déclaré s’être fait agresser lors d’une fête 10 ans plus tôt.

Après la première plainte apparue en novembre, le militant avait dû démissionner de son poste d’assistant parlementaire du député Ilan Gilon, mais était resté au comité exécutif du Meretz, et ce même après les témoignages de deux autres femmes.

Ces plaintes arrivent à un moment sensible pour le parti progressiste, qui avait soutenu le mouvement #MeToo contre les violences sexuelles, puisqu’il lance sa campagne de primaires en vue des élections du 9 avril.

La première femme à être sortie du silence il y a deux mois est une militante du parti qui accuse le responsable politique de l’avoir agressée dans une salle de bain lors d’une soirée il y a 10 ans.

« Les plaignantes sont menacées et contraintes au silence, le parti le protège », s’est plainte la femme dans une interview avec Israël Radio mercredi. « Il est inconcevable que le parti ne réagisse pas malgré ces plaintes… C’est lui qui devrait rester chez lui, je ne devrais pas avoir peur de me rendre à des événements du parti. »

Lorsque la première plainte est apparue, le membre accusé avait insisté : « cela ne reflète pas la réalité des événements. »

« Ce qui s’est produit était consenti et approuvé mutuellement il y a une dizaine d’années, alors que nous avions tous les deux moins de 20 ans. C’était le début d’une relation amicale et sexuelle qui a duré de nombreuses années par la suite », avait-il indiqué.

Efrat Nahmani-Bar, l’avocat de l’accusé, a laissé entendre mercredi qu’il s’agissait d’une tentative coordonnée d’éliminer le candidat de la course aux primaires.

« Nous soutenons les personnes blessées, si elles l’ont été. Nous allons tout faire pour découvrir la vérité., a indiqué l’avocat à Israel Radio. « Mon client demande une enquête depuis deux mois. Il apparaît que la [première plaignante] et un autre membre du parti tentent de créer un sillon de fausses plaintes. Il faut être prudent {avec les plaintes] quand un assassinat politique est en cours. »

Tamar Zandberg a annoncé mercredi que l’affaire avait révélé une faille dans les règles du parti.
« Je n’ai pas mis cette histoire sous silence. Le parti et moi avons tenu les femmes concernées informées. Mais je n’ai pas le pouvoir de chasser quelqu’un du parti, » a-t-elle expliqué à la station de radio.

« Je travaille actuellement à l’élaboration de nouveaux règlements pour empêcher une situation où je n’ai pas les outils pour traiter les plaintes d’agression sexuelle, a ajouté la présidente du parti. « Nous y travaillons intensivement. »

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