Le Meretz, Barak et Shaffir annoncent une fusion aux prochaines élections
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Le Meretz, Barak et Shaffir annoncent une fusion aux prochaines élections

Le président du Meretz, Nitzan Horowitz, sera à la tête de cette liste électorale de gauche, suivi de Shaffir ; Barak s'empare de la place numéro 10, à son souhait

Ehud Barak (à gauche), président du Parti démocrate israélien, Stav Shaffir, députée travailliste (au centre), et Nitzan Horowitz, président du Meretz, le 25 juillet 2019. (Autorisation)
Ehud Barak (à gauche), président du Parti démocrate israélien, Stav Shaffir, députée travailliste (au centre), et Nitzan Horowitz, président du Meretz, le 25 juillet 2019. (Autorisation)

Le parti de gauche Meretz s’associera à Ehud Barak, ancien Premier ministre, et à Stav Shaffir, qui a récemment quitté le Parti travailliste, dans une course commune pour les élections de septembre, ont annoncé les trois partenaires jeudi matin.

Nitzan Horowitz, dirigeant nouvellement élu du Meretz, figurera en tête de liste, suivi de Shaffir.

Barak, qui tente un retour politique après avoir formé le Parti démocrate israélien, sera à la 10e place, selon sa propre volonté, indique le communiqué.

En dépit de sa place plutôt basse sur la liste, des sources du Parti démocrate israélien ont confirmé au Times of Israël que Barak aurait la garantie de pouvoir choisir le premier un poste ministériel si l’union, nommée le Camp des démocrates, entrait au gouvernement.

La plupart des dix premières places de la liste – hormis Horowitz, Shaffir et Barak – seront données à des législateurs du Meretz. Les places 7 et 9 seront réservées à des membres du Parti démocrate israélien, qui doivent encore être nommés.

Shaffir, étoile montante du Parti travailliste, a critiqué avec véhémence ces derniers jours la décision du dirigeant du parti, Amir Peretz, de former une union avec un parti plus centriste, Gesher, en excluant toute fusion avec Meretz ou Barak.

Un communiqué de la liste commune avec le Meretz indique que Shaffir a été une force unificatrice majeure dans les négociations.

La députée travailliste Stav Shaffir s’exprime à la Knesset à Jérusalem, le 29 mai 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

La création d’un « ‘Camp démocrate’ est la première étape nécessaire dans la mission visant à remettre l’Etat d’Israël sur la bonne voie », ont déclaré les trois responsables dans un communiqué.

Une course commune évitera une situation dans laquelle les électeurs de gauche auraient été contraints de choisir entre le Parti travailliste, le Meretz et Barak – l’un d’eux serait potentiellement resté sous le seuil électoral de la Knesset, gaspillant ainsi des milliers de voix. Des militants avaient exhorté les partis à unir leurs forces afin de mettre à mal le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a appelé à de nouvelles élections après avoir échoué à former une coalition en mai dernier.

Nitzan Horowitz dépose son bulletin aux primaires du Meretz dans un bureau de vote à Tel Aviv, le 27 juin 2019.
(Flash90)

L’annonce de cette union exercera probablement une certaine pression sur Peretz, qui a été pris pour cible par son camp et la gauche pour sa fusion avec la dirigeante de Gesher, Orly Levy-Abekasis.

Pendant plusieurs jours, Shaffir a critiqué Peretz pour avoir écarté une fusion avec d’autres partis, et laissé entendre qu’elle pourrait quitter le parti.

« Dans la situation actuelle, un parti ou même deux dans notre camp risquent de ne pas dépasser le seuil, a averti Shaffir. C’est tout simplement un danger pour ses précieux sièges que nous ne devons pas nous permettre de prendre. »

La présidente du parti Gesher, Orly Levy-Abekasis (à gauche), et le président du Parti travailliste, Amir Peretz, ont annoncé leur fusion aux élections de septembre, à Tel Aviv, le 18 juillet 2019. (Roy Alima / Flash90)

Mercredi, Itzik Shmuli, numéro 2 du Parti travailliste, a également critiqué Peretz pour son engagement, mais n’a pas précisé s’il quitterait ou non le parti.

Le Parti travailliste est en déclin depuis près de 20 ans. Son résultat aux dernières élections, où il a obtenu seulement six sièges, est le pire de ses 71 ans d’histoire.

Barak a été le dernier dirigeant travailliste à occuper le poste de Premier ministre, mais il s’est séparé du parti afin de rester dans une coalition avec le Likud de Netanyahu en 2011. Sa 10e place sur la liste remet à nouveau son avenir politique en question, et illustre son déclin politique depuis qu’ont été révélés ses liens avec le financier américain Jeffrey Epstein, accusés d’agressions sexuelles. Choisir lui-même la place de numéro 10 pourrait également calmer ses critiques, selon lesquelles il aurait repris la politique pour satisfaire son ego.

Ehud Barak, ancien Premier ministre israélien et dirigeant du Parti démocrate israélien, s’exprime dans le cadre de la campagne électorale du parti, à Tel Aviv, le 17 juillet 2019. (Gili Yaari / Flash90)

La population israélienne retournera aux urnes le 17 septembre, après l’échec de Netanyahu à former une coalition suite au dernier scrutin d’avril. Les partis de droite et de gauche explorent les possibilités de fusion afin de s’assurer de dépasser le seuil électoral de 3,75 %.

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