Le MI5 a utilisé des souris pour tester les cigares de Churchill
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Le MI5 a utilisé des souris pour tester les cigares de Churchill

Pendant la Deuxième guerre mondiale, Victor Rothschild passait aux rayons X les boîtes offertes au dirigeant britannique pour détecter d’éventuels explosifs

Winston Churchill en Palestine, alors sous mandat britannique en mars 921,près de 30 ans avant la création d'un État hébreu. (Crédit : Churchill Museum)
Winston Churchill en Palestine, alors sous mandat britannique en mars 921,près de 30 ans avant la création d'un État hébreu. (Crédit : Churchill Museum)

Winston Churchill, le célèbre Premier ministre britannique, était connu pour son amour des cigares comme en attestent les nombreuses photos où il en a un dans la bouche.

Pourtant, lors de la Deuxième Guerre mondiale, ses officiers de sécurité craignaient que les cigares, souvent offerts en cadeaux au dirigeant britannique, puissent être mortels, selon des documents cités dans un nouveau livre.

Dans « Agent Jack », l’auteur, Robert Hutton, explique que le MI5 était préoccupé que l’Allemagne nazie pourrait empoisonner les cigares de Churchill, en recouvrant leurs bouts de cyanure ou d’un autre puissant poison.

A l’époque, Victor Rothschild, membre de la célèbre famille juive, aidait le MI5 à effectuer le travail de contre-espionnage.

« Agent Jack », écrit par Robert Hutton

Rothschild pensait qu’il serait « trop facile » de faire glisser un cigare empoisonné dans la réserve du Premier ministre, selon des extraits du livre publiés par le journal Daily Express.

Il était également inquiet d’une petite bombe puisse être placée dans un cigare pour le faire exploser une fois qu’on l’allumerait.

« Pourtant, « Churchill adorait les fumer les cigares en prenant, notait Rothschild, un ‘plaisir évident’ au danger » qu’il encourait.

MI5 passait au rayon X chaque boîte de cigares. Rothschild en extrayait ensuite un échantillon, le « réduisait en poudre pour en faire ensuite une solution saline avant de l’injecter à des souris » afin de vérifier si le produit était sûr.

Un autre problème s’est présenté quand le Premier ministre a reçu un énorme morceau de jambon de Virgine offert par un général français.

« Churchill était aux anges, et il a déclaré qu’il en mangerait au petit-déjeuner le lendemain, a écrit Hutton. Cela a créé une panique totale dans son service de protection. Comment pouvaient-ils tester le cadeau à temps, et sans que le Premier ministre ne s’en rende compte ? »

Au final, « ils ont donné une tranche au chat du Comité de recherche médicale, et ils l’ont ensuite observé attentivement. Il a survécu et Churchill a pu manger le jambon au petit-déjeuner ».

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