Le ministère de la Défense n’a pas diffusé les chiffres du recrutement pour 2018
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Le ministère de la Défense n’a pas diffusé les chiffres du recrutement pour 2018

La date-butoir pour la publication des statistiques était fixée à la semaine dernière, dans un contexte particulièrement tendu autour de la conscription des ultra-orthodoxes

Les soldats israéliens prennent position aux abords de la frontière avec Gaza, le 26 mars 2019 (Crédit : Armée israélienne)
Les soldats israéliens prennent position aux abords de la frontière avec Gaza, le 26 mars 2019 (Crédit : Armée israélienne)

Le ministère de la Défense aurait manqué la date-butoir pour la publication des chiffres du recrutement militaire de l’an dernier. Les responsables ont déclaré que les chiffres ne sont pas prêts à être publiés.

L’armée israélienne calcule le nombre de nouvelles recrues sur une période de 12 mois qui commence au mois de mai, et la loi l’oblige à publier ces chiffres.

Cette année, le ministère de la Défense aurait dû publier ces données vendredi dernier, mais ne l’a pas fait.

Un communiqué du bureau du Premier ministre, qui est également ministre de la Défense, adressé à la Douzième chaîne, indique que les chiffres doivent être soumis par l’armée et que lorsqu’ils le seront, « nous les étudierons et les commenterons ».

L’armée a déclaré que les chiffres n’avaient pas encore été additionnés. Cependant, selon la Douzième chaîne, qui n’a pas cité ses sources, l’armée a déjà les chiffres mais a décidé de ne pas les publier.

Parmi les sous-totaux que le ministère fournit, elle communique le nombre de recrues ultra-orthodoxes.

Si les ultra-orthodoxes bénéficient généralement d’une exemption globale du service militaire obligatoire, la Haute cour de justice a retoqué en 2017 une loi dispensant les membres de la communauté de servir dans l’armée, obligeant les députés à rédiger une nouvelle loi.

Le différend autour de la conscription des hommes ultra-orthodoxes est vraisemblablement ce qui a fait échouer les négociations de coalition en mai et qui renvoie les Israéliens aux urnes le 17 septembre.

Pendant les négociations, le député Avigdor Liberman, qui dirige le parti laïc Yisraël Beytenu, a refusé d’accéder à une clause d’un texte de loi rédigé par le ministère de la Défense, qui stipule que les exemptions de conscription ne doivent pas être modifiées, et les partis ultra-orthodoxes exigeaient de faire baisser les quotas prévus par cette loi.

La Douzième chaîne a spéculé que si les chiffres du recrutement pour l’année 2018 montrent une baisse de l’enrôlement ultra-orthodoxe, ce serait une aubaine pour Liberman, en cette période électorale, car il estime que les politiques actuelles ne fonctionnent pas.

L’incapacité du gouvernement à adopter une loi officialisant les dispenses de conscription était également la raison principale qui a conduit aux précédentes élections, organisées en avril.

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