Le musée juif de Moscou remporte le prix de la tolérance de l’UNESCO
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Le musée juif de Moscou remporte le prix de la tolérance de l’UNESCO

Alors que l’organisation onusienne nie les liens entre Jérusalem et le peuple juif, elle récompense un musée juif

Le rabbin Alexander Boroda, président de la Fédération des communautés juives de Russie, accepte le prix UNESCO de la tolérance, le 16 novembre 2016 à Paris. (Autorisation)
Le rabbin Alexander Boroda, président de la Fédération des communautés juives de Russie, accepte le prix UNESCO de la tolérance, le 16 novembre 2016 à Paris. (Autorisation)

L’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a déclenché une vague de protestations lors de la récente adoption d’une résolution qui ignore les liens unissant le judaïsme et le christianisme à Jérusalem. Parallèlement, l’organisation a récompensé le musée juif de Moscou pour sa promotion de la tolérance.

Le Jewish Museum and Tolerance Center, une institution de pointe qui a coûté 50 millions de dollars a ouvert ses portes en 2012. Elle a reçu le Prix UNESCO-Madanjeet Singh, pour la diffusion d’idéaux de paix et de non-violence la semaine dernière, selon l’agence de presse russe Interfax.

Le rabbin Alexander Boroda, président de la Fédération des Communautés juives de Russie, et directeur général du musée, à accepter la distinction, qui porte le nom d’un peintre indien, à Paris.

Le grand rabbin russe, Berel Lazar a affirmé dans un communiqué que « la diffusion de la tolérance est une nécessité absolue pour la Russie’, et que la communauté « s’y implique autant que possible, et particulièrement depuis l’ouverture du musée juif. »

Le bras droit de Lazar, le rabbin Boruch Gorin est président du musée.

L’UNESCO a été la cible de critiques ces derniers mois, suite aux résolutions adoptées, qui ignorent les liens qui unissent le peuple juif à Jérusalem, en dénommant les lieux saints du judaïsme par leurs appellation en arabe et leur fonction de lieux du culte musulman.

Lazar entretient des relations amicales avec le président Vladimir Poutine. Ce dernier s’est rendu à plusieurs reprises au musée, et a violemment critiqué le Kremlin pour son soutien à la résolution de l’UNESCO.

Le président russe Vladimir Poutine (au centre) visite le Jewish Museum and Tolerance Center avec le grand-rabbin russe Berel Lazar ( à droite) et le rabbin Alexander Boroda, président de la Fédération des Communautés juives de Russie, et directeur général du musée (à gauche). (Crédit : autorisation)
Le président russe Vladimir Poutine (au centre) visite le Jewish Museum and Tolerance Center avec le grand-rabbin russe Berel Lazar ( à droite) et le rabbin Alexander Boroda, président de la Fédération des Communautés juives de Russie, et directeur général du musée (à gauche). (Crédit : autorisation)

« C’est très étrange que la Russie, qui a combattu toutes sortes de falsifications historiques ait soutenu une falsification flagrante de l’Histoire », a écrit Lazar, originaire d’Italie, dans un communiqué le mois dernier.

Israël maintient une neutralité face au conflit entre l’Ukraine et la Russie. Cette position dénote, à côté des visions anti-russes des autres pays occidentaux. Israël a voté, au début du mois, en faveur d’une résolution à l’UNESCO qui condamne l’annexion de la Crimée.

Israël a protesté avec véhémence contre le vote de l’UNESCO, allant jusqu’à rappeler son représentant permanent. Cette mesure a été jugée « disproportionnée et trop émotive » par Gennady Gatil, ministre des Affaires étrangères russe.

« Le texte de la résolution fait référence à la propriété de ces lieux, saints pour les trois religions, le judaïsme, le christianisme et l’islam », a-t-il déclaré le mois dernier dans une interview à RIA Novosti.

Cependant, durant un séjour en Israël il y a quelques semaines, le Premier ministre russe a déclaré que son pays «  n’a jamais nié les droits d’Israël ou du peuple juif sur Jérusalem, le mont du Temple ou encore le mur Occidental. »

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