Le n°1 travailliste prêt à donner à Barak la première place d’une liste d’union
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Le n°1 travailliste prêt à donner à Barak la première place d’une liste d’union

Deux jours après sa victoire aux primaires, Amir Peretz assure qu'il réfléchira à toute action qui permettra de créer un bloc de gauche pour remplacer Benjamin Netanyahu

L'ex-ministre de la Défense Ehud Barak, à droite, aux côtés du député travailliste Amir Peretz lors d'une réunion au Parlement israélien, le 19 mars 2012 (Crédit : Uri Lenz/Flash 90)
L'ex-ministre de la Défense Ehud Barak, à droite, aux côtés du député travailliste Amir Peretz lors d'une réunion au Parlement israélien, le 19 mars 2012 (Crédit : Uri Lenz/Flash 90)

Le nouveau président du Parti travailliste, Amir Peretz, a fait savoir jeudi qu’il était prêt à faire tout ce qu’il faudra pour créer un large bloc de gauche en vue des élections de septembre, notamment en s’écartant pour laisser l’ancien Premier ministre, Ehud Barak, diriger une liste conjointe réunissant les deux partis.

Amir Peretz comme Ehud Barak ont tous les deux déjà dirigé la formation travailliste ; Ehud Barak en avait pris le contrôle en 2007 au détriment d’Amir Peretz.

« Mon objectif premier est de créer un bloc qui ouvre la possibilité d’une coalition », a déclaré Amir Peretz lors d’une interview avec la Douzième chaîne.

Interrogé sur son éventuelle seconde place sur la liste d’union avec le nouveau parti d’Ehud Barak, Amir Peretz a indiqué qu’il était ouvert à l’idée.

« Je réfléchirai à toute mesure qui bénéficiera au pays, toute mesure qui nous donnera une chance de créer un bloc [politique] qui remplacera le gouvernement Benjamin Netanyahu », a-t-il assuré.

« Ce qui m’intéresse, c’est de trouver comment former une alternative électorale — mais également une alternative idéologique », a ajouté Amir Peretz. « L’un ne doit pas aller sans l’autre. C’est ce que j’ai en tête, et nous étudierons assurément quel est le meilleur moyen d’y parvenir. »

Nitzan Horowitz, le chef nouvellement élu du parti Meretz, montre sa joie alors qu’il prononce son discours de victoire, après avoir pris la tête du parti lors d’un vote qui s’est tenu à Tel aviv le 27 juin 2019. (Gili Yaari / Flash90)

Les deux hommes ont tous les deux officié au poste de ministre de la Défense, Amir Peretz en 2006-2007 et le second, ancien chef d’état-major de l’armée, en 2007-2013.

Mercredi, le nouveau leader travailliste a fait savoir qu’il était déjà en contact avec plusieurs dirigeants de parti, dont Ehud Barak, qui a annoncé le mois dernier son retour en politique, avec une nouvelle formation, qui n’a pas encore de nom. Ce dernier, qui s’était retiré de la scène politique en 2013, tenterait les partis de centre-gauche de former une alliance en vue du scrutin du 17 septembre.

L’union envisagée par Ehud Barak comprendrait sa formation, le Parti travailliste, Meretz et Kakhol lavan.

L’ancien Premier ministre a souhaité bonne chance à Amir Peretz, après la victoire de ce dernier aux primaires travaillistes, ajoutant « j’ai la certitude que nous pouvons faire ensemble ce qui est nécessaire et nous battre, avec d’autres, pour enfin remettre Israël sur le bon chemin ».

Nitzan Horowitz, qui a remporté jeudi la présidence du parti de gauche du Meretz, a transmis ses « félicitations à mon ami Amir Peretz » et déclaré que « nous, au Meretz, sommes prêts à évoquer une coopération possible pour la réussite de la gauche israélienne. Je parlerai à Amir dans les prochains jours ».

Amir Peretz a largement devancé ses rivaux, Itzik Shmuli et Stav Shaffir, lors des primaires organisées mardi, mais aura fort à faire pour redonner au Parti travailliste la place qu’il occupait auparavant, celle de parti politique majeur d’Israël.

Ces dernières années, les travaillistes ont connu leur lot d’infortune, frappés par un glissement à droite des électeurs israéliens, des querelles internes, des changements presque constants à sa tête et par l’émergence de nouveaux acteurs politiques variés qui ont érodé sa base électorale.

Leur nouveau président a fait savoir mercredi à la radio de l’armée qu’il visait 15 sièges au scrutin de septembre, soit six de plus que ceux obtenus en avril, le pire résultat électoral du parti dans un scrutin national.

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