Le N°2 du Labour sous pression pour avoir critiqué l’antisémitisme dans le parti
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Le N°2 du Labour sous pression pour avoir critiqué l’antisémitisme dans le parti

Une campagne en ligne s'en prend à Tom Watson qui a demandé à Corbyn d'abandonner les enquêtes contre les députés qui avaient dénoncé l'antisémitisme dans le parti

Le vice-président du  Labour, Tom Watson, à gauche, félicité par le chef du parti  Jeremy Corbyn après un discours prononcé devant les délégués dans la salle principale au troisième jour de la conférence annuelle de la formation travailliste à Brighton, au Royaume-Uni, le 26 septembre 2017 (Crédit : Dan Kitwood/Getty Images)
Le vice-président du Labour, Tom Watson, à gauche, félicité par le chef du parti Jeremy Corbyn après un discours prononcé devant les délégués dans la salle principale au troisième jour de la conférence annuelle de la formation travailliste à Brighton, au Royaume-Uni, le 26 septembre 2017 (Crédit : Dan Kitwood/Getty Images)

Le vice-président du parti travailliste britannique a été appelé à démissionner après avoir critiqué la réponse apportée par la direction de la formation au scandale de l’antisémitisme dans ses rangs .

Samedi, Tom Watson, numéro deux du Labour de Jeremy Corbyn, a expliqué que la faction risquait de sombrer dans une « honte éternelle » si elle ne s’attaquait pas immédiatement aux problèmes soulevés par sa définition de l’antisémitisme.

« C’est l’un de ces moments où nous devons nous regarder longuement, sans complaisance, et nous dresser pour ce qui est juste ainsi que pour présenter le parti comme étant apte à diriger la nation – sous peine de sombrer dans un gouffre de honte et d’humiliation éternelles », avait déclaré Watson à The Observer, la publication du dimanche du Guardian.

Il avait également vivement recommandé au Labour d’abandonner les enquêtes ouvertes contre deux députés qui sont menacés de sanctions disciplinaires pour s’être exprimés contre la direction de la formation et avoir dénoncé l’antisémitisme.

Suite à ces commentaires, le hashtag #ResignWatson s’est immédiatement propagé sur les réseaux sociaux alors que les membres du parti travailliste réclamaient sa démission, a rapporté le journal britannique Guardian.

Dans un tweet, Watson a expliqué qu’il n’aurait jamais imaginé que sa démission puisse être réclamée « pour avoir pris la défense de ceux qui affrontent les préjugés et la haine ».

Lundi également, George McManus, membre de l’influent Forum politique national du Labour, a été suspendu du parti pour avoir comparé Watson au Judas biblique.

Soulignant les dons reçus par Watson de la part de l’homme d’affaires juif Sir Trevor Chinn, McManus a écrit sur Facebook : « Apparemment, Watson a reçu plus de 50 000 dollars de la part de donateurs juifs. Au moins Judas n’avait reçu que 30 pièces d’argent ».

McManus a ensuite supprimé le post et présenté ses excuses.

« Je voudrais présenter mes excuses à Tom Watson pour l’analogie que j’ai faite entre lui, qui a accepté l’argent de donateurs juifs, et l’histoire biblique de la trahison de Judas », a-t-il écrit. « J’accepte pleinement le fait que cette analogie est fausse et je suis désolé d’avoir fait cette comparaison ».

Malgré les excuses présentées, cette comparaison avec Judas est restée populaire chez les partisans du Labour et elle a été largement partagée sur les réseaux sociaux.

Le mouvement juif du Labour a pour sa part noté que le nom de McManus figurait encore sur le bulletin du forum politique national.

Les différentes pressions exercées sur Corbyn se sont intensifiées après une série de scandales antisémites impliquant des membres de la formation et lui-même.

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