Le nombre d’étudiants arabes israéliens dans le high-tech a doublé depuis 2012
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Le nombre d’étudiants arabes israéliens dans le high-tech a doublé depuis 2012

Avec une main-d'oeuvre très demandée, les étudiants israéliens se tournent vers les études technologiques. La hausse la plus forte est enregistrée dans la communauté arabe

Des étudiantes sur le campus de l'université de Tel Aviv en Israël (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)
Des étudiantes sur le campus de l'université de Tel Aviv en Israël (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)

Au cours des six dernières années, le nombre d’Arabes israéliens étudiant dans des cycles liés aux hautes technologies au sein des universités et des établissements d’enseignement supérieur israéliens a été multiplié par deux, selon des données publiées par le Conseil de l’enseignement supérieur.

Selon ces données, en 2018, il y avait 3 778 étudiants arabes préparant des licences dans des cursus liés au high-tech, ce qui correspond à 12 % du nombre total, contre 1 851 en 2012, où ils représentaient 8 % de ce total.

Les études high-tech relèvent des domaines du génie électronique et électrique, du génie des systèmes de communication, du génie logiciel et optique, des mathématiques et autres sciences informatiques.

Dans la période allant de 2012 à 2018, le nombre total d’étudiants israéliens dans les filières technologiques a fait un bond de 30 %. Dans la population arabe, ce nombre a augmenté de plus de 100 %, révèlent les données.

Le nombre d’étudiants arabes effectuant ce type de cycle d’études a connu une hausse de 140 % dans les établissements d’enseignement supérieur et de 90 % dans les universités entre 2012 et 2018, révèle encore l’étude.

« Ces résultats impressionnants » témoignent du succès d’un programme qui a visé à intégrer les Israéliens arabes dans les cursus d’études high-tech au sein des universités, explique le professeur Yaffa Zilbershats, président du Conseil de l’enseignement supérieur.

« Aujourd’hui, nous voyons des étudiants arabes qui font des études et qui excellent sur tous les campus israéliens », ajoute-t-il

Israël s’efforce d’accroître le nombre de diplômés dans ce secteur spécifique sortant de ses universités et autres établissements, la Startup Nation faisant face à une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée pour renforcer ses activités technologiques.

Avec mille nouvelle start-ups qui font leur apparition chaque année et l’afflux de multinationales au sein de l’Etat juif désireuses de mettre en place des centres locaux de Recherche & développement, Israël manque d’employés spécialisés – ce qui a amené les salaires dans le secteur technologique à être parmi les plus élevés dans le monde et ce qui génère des frictions entre les entrepreneurs de start-ups et les géants des multinationales qui s’arrachent les services des diplômés sur le marché.

Au mois d’octobre, des données publiées par le Conseil de l’enseignement supérieur ont révélé que les étudiants israéliens en général se tournaient davantage vers l’ingénierie, les mathématiques et la programmation informatique au détriment des cursus plus traditionnels tels que l’économie ou le droit.

Selon les données, lors de l’année universitaire 2017-2018 et pour la toute première fois, il y a eu plus d’étudiants inscrits dans des cycles d’études de génie – environ 18,3 % de la population étudiante – qu’en sciences sociales (18,9 %). Un étudiant de premier cycle sur trois en Israël – soit environ
50 214 – étudie le génie ou les sciences informatiques.

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