Le nouveau chef du Hamas à Gaza promet « de libérer toute la Palestine »
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Le nouveau chef du Hamas à Gaza promet « de libérer toute la Palestine »

Yahya Sinwar a déclaré que l'organisation terroriste s'engageait à "ne pas céder ne serait-ce qu'un morceau" de la terre d'Israël

Yahya Sinwar, dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, lors de l'inauguration d'une nouvelle mosquée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Yahya Sinwar, dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, lors de l'inauguration d'une nouvelle mosquée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le leader du Hamas dans la Bande de Gaza a indiqué mercredi que le groupe terroriste ne mettra pas fin à son conflit contre Israël avant « la libération de toute la Palestine ».

S’exprimant lors d’un événement organisé pour l’anniversaire de la mort du fondateur du Hamas Ahmed Yassin, qui avait été tué lors d’une frappe aérienne des Israéliens en 2004 dans la ville de Gaza, Yahya Sinwar a fait savoir que le Hamas ne permettrait pas à l’état d’Israël d’exister, même sur un « morceau » de territoire.

« Le Hamas continuera à avancer dans les pas de Yassin pour la libération de toute la Palestine – nous n’en céderons pas même un morceau », aurait dit Sinwar, des propos rapportés dans les médias hébreux.

Malgré l’élaboration d’une nouvelle charte qui devrait être rendue publique à la fin du mois de mars dans le cadre d’une tentative de modération de l’image du groupe, le Hamas n’a pas modifié son engagement fondateur d’éliminer Israël.

Même si la nouvelle plate-forme évoque la possibilité d’un état palestinien temporaire en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et à Jérusalem-Est – des terres qu’Israël a capturées lors de la guerre de 1967 – elle ne viendra pas officiellement remplacer le principe fondateur du Hamas de 1988, qui appelle à la destruction d’Israël et « à répondre à l’usurpation de la Palestine par les Juifs à travers le djihad », affirmant que « Israël, le judaïsme et les Juifs défient l’islam et les Musulmans ».

En référence à un état palestinien, le Hamas n’a pas expliqué s’il le considérerait comme une solution acceptable au conflit contre Israël ou comme une première étape vers son objectif de longue haleine de création d’un état islamique à la place d’Israël, car il ne mentionne nulle part la reconnaissance de l’existence de l’état juif.

Le document sera rendu public après les élections internes du Hamas qui désigneront le chef de son bureau à la fin du mois. Par ailleurs, différents secteurs, comme la Cisjordanie et Gaza, ont voté pour leurs propres conseils dirigeants.

Les membres des Brigades  Izz ad-Din al-Qassam, aile militaire du mouvement islamiste palestinien du   Hamas, se rendent à une commémoration dans la ville de Rafah, au sud de la Bande de Gaza, le 31 janvier 2017 (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Les membres des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, aile militaire du mouvement islamiste palestinien du Hamas, se rendent à une commémoration dans la ville de Rafah, au sud de la Bande de Gaza, le 31 janvier 2017 (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

A Gaza, la base du pouvoir politique du Hamas, c’est un ancien prisonnier en Israël et ardent avocat de la lutte armée contre l’état juif qui a été choisi par les urnes.

Il est considéré comme belliqueux même au sein du Hamas et s’oppose à tout compromis dans ses politiques concernant l’Autorité palestinienne et Israël. Même depuis son centre de détention, il avait été l’un des principaux opposants à l’accord d’échange de Gilad Shalit qui avait permis sa libération parce qu’il considérait que les termes définis – un soldat israélien contre 1 027 prisonniers – était une capitulation devant Israël.

Depuis sa libération, il est parvenu à amasser un fort pouvoir politique au Hamas. Il était déjà largement considéré comme l’homme le plus fort de Gaza, sans même être à la tête de l’aile militaire ou politique du Hamas.

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