Le nouvel adjoint d’Abbas acceptera la solution à un état
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Le nouvel adjoint d’Abbas acceptera la solution à un état

Selon Mahmoud al-Aloul, Ramallah ne sait “toujours pas ce que sera la politique américaine” envers Israël

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Mahmoud Aloul, membre du Comité central du Fatah, en janvier 2010. (Issam Rimawi/Flash90)
Mahmoud Aloul, membre du Comité central du Fatah, en janvier 2010. (Issam Rimawi/Flash90)

Mahmoud al-Aloul, récemment nommé vice-président du Fatah, le parti du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, a déclaré qu’il accepterait une solution à un état avec une égalité totale, mais qu’il pensait qu’Israël ne l’accepterait jamais.

Al-Aloul, qui a donné son premier entretien depuis sa nomination à la vice-présidence du Fatah, a déclaré au quotidien panarabe a-Sharq al-Awsat que « la [solution à] un état dont nous parlons est historiquement un état démocratique dans lequel tout le monde vit de manière égalitaire : c’est acceptable. Cependant, nous savons qu’Israël ne l’acceptera pas […], ils ne peuvent pas l’accepter. »

Il a ajouté qu’ « ils veulent un état purement juif. C’est pour cela qu’ils nous ont demandé de reconnaitre un Etat juif. Nous avions déjà présenté une [solution à] un état. Il n’y a pas de problème avec cela, nous acceptons ces termes. »

Al-Aloul a également affirmé que l’AP était toujours incertaine vis-à-vis des politiques du président américain Donald Trump.

Donald Trump pendant une conférence de presse avec les membres de l'Association des anciens combattants de la police à Staten Island, New York, le 17 avril 2016. (Crédit : Kena Betancur/AFP)
Donald Trump pendant une conférence de presse avec les membres de l’Association des anciens combattants de la police à Staten Island, New York, le 17 avril 2016. (Crédit : Kena Betancur/AFP)

« Nous communiquons avec lui et son administration. Nous leur envoyons des messages directement, et également en passant par des dirigeants arabes […]. Ils disent qu’ils étudient le dossier. Nous ne savons toujours pas ce que sera la politique américaine dans les mois qui viennent », a-t-il déclaré.

Pour l’instant, la seule communication connue entre l’AP et les Etats-Unis s’est faite par des responsables sécuritaires.

En février, Mike Pompeo, le directeur de la CIA, s’est rendu à Ramallah, et Majid Faraj, le directeur des renseignements de l’AP, a été à Washington.

Aloul a cependant démenti que les communications n’aient porté que sur la sécurité. Il a déclaré qu’il y avait eu des réunions « sécuritaires mais aussi politiques. Et dans celles qui étaient sécuritaires », des sujets ne portant pas sur la sécurité ont également été abordés.

« Beaucoup de frères sont partis et ont communiqué avec des acteurs clés de l’administration [Trump] », a-t-il indiqué.

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