Le pape recevra le président turc Erdogan
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Le pape recevra le président turc Erdogan

La discussion entre François Ier et Erdogan devrait porter sur le statut de Jérusalem, les deux hommes s'étant élevés chacun à leur manière contre la décision de Trump

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'adresse à la 42e réunion de Mukhtars au complexe présidentiel d'Ankara, le 20 décembre 2017. (Crédit : ADEM ALTAN / AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'adresse à la 42e réunion de Mukhtars au complexe présidentiel d'Ankara, le 20 décembre 2017. (Crédit : ADEM ALTAN / AFP)

Le pape François recevra le président turc Recep Tayyip Erdogan au Vatican le 5 février, a annoncé mardi le Saint-Siège, alors que les deux hommes se sont entretenus plusieurs fois au téléphone ces dernières semaines à propos de Jérusalem.

Le pape argentin avait été accueilli par M. Erdogan lors de son voyage en Turquie en novembre 2014 mais, selon la presse italienne, la dernière visite d’un président turc au Vatican remonte à celle de Celal Bayar à Jean XXIII en 1959.

La discussion entre François et M. Erdogan devrait porter sur le statut de Jérusalem, les deux hommes s’étant élevés chacun à leur manière contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître comme capitale d’Israël la ville revendiquée aussi par les Palestiniens.

M. Erdogan a plusieurs fois exhorté M. Trump à revenir sur sa décision, tandis que le pape, qui a déjà reçu le roi de Jordanie Abdallah II le 19 décembre, a lancé des appels au maintien du statu quo international défini par l’ONU.

Le président turc, qui a été reçu le 5 janvier à Paris, espère renouer le dialogue avec l’Europe malgré les vives critiques sur la situation des droits de l’Homme dans son pays.

Le pape François salue les fidèles depuis le balcon de la Basilique au Vatican après son traditionnel message « Urbi et Orbi » le 25 décembre 2017. (Crédit : AFP / Andreas SOLARO)

Le pape a pour sa part plusieurs fois salué les efforts de la Turquie pour accueillir les réfugiés syriens chassés par le conflit de l’autre côté de la longue frontière entre les deux pays.

Mais les sujets de tension ne manquent pas non plus, comme le choix du pape d’évoquer publiquement et à plusieurs reprises le génocide arménien, alors qu’Ankara réfute avec virulence cette appellation pour les massacres de 1915/1916.

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