Le parlement grec autorise l’achat de systèmes d’artillerie israéliens
Le système PULS d’Elbit protégera le nord-est de la frontière de la Grèce avec la Turquie ainsi que les îles grecques de la mer Égée

Jeudi soir, les députés grecs ont approuvé l’achat de 36 systèmes d’artillerie israéliens à roquettes PULS pour près de 650 millions d’euros, ont annoncé à Reuters deux responsables proches du dossier.
Enfin sortie de la crise de la dette de 2009-2018, la Grèce en effet a annoncé qu’elle dépenserait près de 28 milliards d’euros d’ici 2036 pour moderniser ses forces armées et rivaliser avec son voisin et néanmoins rival historique, la Turquie.
« Lors d’une séance à huis clos, le comité de la Défense du parlement a validé l’achat de PULS », a déclaré à Reuters un haut responsable proche du dossier.
Un deuxième responsable a confirmé l’approbation du parlement et ajouté que le coût en serait de 650 à 700 millions d’euros.
En novembre, Reuters avait rapporté que la Grèce était en pourparlers avec Israël au sujet de ces systèmes d’armes.
La Grèce et Israël entretiennent de bonnes relations économiques et diplomatiques et ont mené plusieurs exercices conjoints ces dernières années, sans oublier l’exploitation commune d’un centre d’entraînement aérien dans le sud de la Grèce.
La Grèce est en outre en pourparlers avec Israël pour le développement d’un dôme anti-aérien et de défense antimissile pour un montant de 3 milliards d’euros.
D’une portée maximale de 300 km, le système PULS, fabriqué par l’entreprise israélienne Elbit, protègera la frontière nord-est de la Grèce avec la Turquie ainsi que les îles grecques de la mer Égée, ont expliqué les responsables.
L’accord inclut également la construction de composants en Grèce.
La Grèce et la Turquie, tous deux membres de l’OTAN, sont depuis longtemps en désaccord sur des questions telles que les limites de leur plateau continental respectif, les ressources énergétiques, les vols au-dessus de la mer Égée et la division ethnique de l’île de Chypre.







