Le Parlement grec devrait reconnaître l’Etat de la Palestine
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Le Parlement grec devrait reconnaître l’Etat de la Palestine

Le vote non contraignant ne sera pas officiellement adopté par l'Etat afin de « ne pas perturber les bonnes relations avec Israël »

Le bâtiment du Parlement à Athènes, Grèce (Crédit : Gerard McGovern/Creative Commons/Wikipedia)
Le bâtiment du Parlement à Athènes, Grèce (Crédit : Gerard McGovern/Creative Commons/Wikipedia)

Le parlement de la Grèce devrait reconnaître l’Etat de la Palestine lors d’un vote le 22 décembre, ont indiqué les médias grecs jeudi, dans un geste hautement symbolique qui sera non contraignant pour le gouvernement grec.

Selon le site grec Reporter, la décision de faire reconnaître la Palestine par le Parlement plutôt que par l’Etat, vise à « ne pas perturber les bonnes relations avec Israël ».

Si elle est adoptée, la résolution se joindra à la longue liste des gestes non contraignants similaires adoptés par d’autres parlements européens au cours des 14 derniers mois, y compris les parlements du Royaume-Uni, de France, d’Espagne, d’Irlande, de la Belgique et du Portugal.

La Suède est allée plus loin, en reconnaissant officiellement la Palestine comme un Etat.

En décembre de l’année dernière, le Parlement européen a massivement soutenu la reconnaissance d’un Etat palestinien « en principe », bien qu’il s’agissait d’une version édulcorée de la résolution recherchée par les Palestiniens.

La récente vague pro-reconnaissance, qui est destinée à faire pression sur les deux parties pour la reprise les négociations de paix, a été saluée par l’Autorité palestinienne, même si elle a tendu les relations entre Israël et l’UE.

Jérusalem a maintenu que la reconnaissance ne doit survenir qu’une fois que les négociations bilatérales amènent à une véritable solution à deux Etats.

En juin, la Grèce a déclaré que ses fonctionnaires commenceraient à utiliser le terme « Palestine », lorsque le ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias a déclaré « nous avons décidé de donner des instructions à l’administration publique grecque pour l’utilisation uniforme du terme ‘Palestine’ lorsque nous nous référons à notre pays ami ».

Athènes et Ramallah ont convenu à l’époque de chercher à avoir des liens plus étroits et plus profonds, selon le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riyad al-Malki.

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