Le Parlement israélien fait un pas de plus vers de nouvelles élections
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Le Parlement israélien fait un pas de plus vers de nouvelles élections

Benjamin Netanyahu a jusqu'à mercredi soir pour convaincre son ancien ministre de la Défense Avigdor Liberman de participer à son gouvernement

Un citoyen dépose son bulletin de vote dans l'urne d'un bureau de vote de Jérusalem, durant les élections législatives pour la 21e Knesset, le 9 avril 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un citoyen dépose son bulletin de vote dans l'urne d'un bureau de vote de Jérusalem, durant les élections législatives pour la 21e Knesset, le 9 avril 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Parlement israélien a fait mardi matin un pas de plus vers de nouvelles élections quelques semaines seulement après les dernières législatives, en votant en première lecture un texte pour sa propre dissolution.

Le texte avait déjà été approuvé en lecture préliminaire lundi et doit encore l’être en deuxième et troisième lectures. Il a été adopté aux premières heures mardi par 66 voix et 44 contre, indique le site du Parlement (Knesset).

Les élections seraient provisoirement fixées au 17 septembre.

La présentation de ce texte résulte de l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations menées depuis des semaines par le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu pour former une coalition de gouvernement.

L’issue de la crise demeure totalement incertaine. M. Netanyahu a jusqu’à mercredi soir pour parvenir à ses fins et convaincre son ancien ministre de la Défense Avigdor Liberman de participer à son gouvernement, auquel cas le texte de dissolution adopté mardi resterait lettre morte.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu embrasse son épouse Sara au milieu de confettis lors de son discours de victoire devant des sympathisants au siège du Likud à Tel Aviv, après les élections du 9 avril 2019. (Thomas Coex/AFP)

Mais la Knesset pourrait procéder aux votes en deuxième et troisième lectures s’il apparaît que M. Netanyahu va à l’échec d’ici à mercredi soir. M. Netanyahu passe pour l’instigateur de cette manœuvre qui viserait à éviter que le président Reuven Rivlin ne donne à un autre député la chance de former un gouvernement.

Si la Knesset se dissout, les Israéliens seront appelés aux urnes quelques mois après avoir voté le 9 avril. Ce serait une première dans l’histoire d’Israël.

Le Likud de M. Netanyahu et les autres partis de droite l’avaient emporté le 9 avril, et le président avait chargé le Premier ministre sortant de former une coalition de gouvernement.

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