Le Pentagone dément vouloir renforcer sa présence militaire face à l’Iran
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Le Pentagone dément vouloir renforcer sa présence militaire face à l’Iran

"Pour être claire, ces informations sont fausses. Les Etats-Unis n'envisagent pas d'envoyer 14 000 soldats supplémentaires au Moyen Orient", a déclaré le QG de la Défense

Un soldat américain en Syrie, le 4 avril 2018. (Crédit : AP/Hussein Malla)
Un soldat américain en Syrie, le 4 avril 2018. (Crédit : AP/Hussein Malla)

L’administration américaine envisage de renforcer sa présence militaire au Moyen-Orient pour répondre à la menace iranienne, a révélé mercredi le Wall Street Journal, une information toutefois démentie par le Pentagone.

Les Etats-Unis ont a déjà déployé depuis le printemps 14 000 soldats supplémentaires, qui viennent s’ajouter aux quelque 70 000 militaires stationnés d’ordinaire pour « assurer la sécurité dans la région ».

Selon le Wall Street Journal, qui s’appuie sur des sources anonymes, le président Donald Trump pourrait annoncer officiellement le doublement de ces renforts déployés depuis mai, dans le courant du mois.

En plus de 14 000 nouveaux soldats, le Pentagone pourrait également envoyer sur place des douzaines de navires de guerre supplémentaires.

La porte-parole du Pentagone, Alyssa Farah, a toutefois démenti ces informations sur son compte Twitter.

« Pour être claire, ces informations sont fausses. Les Etats-Unis n’envisagent pas d’envoyer 14 000 soldats supplémentaires au Moyen Orient », a-t-elle déclaré.

Selon le journal de référence de l’économie, l’envoi de ces renforts aurait pour but de dissuader l’Iran de mener une attaque contre les intérêts américains au Moyen-Orient.

Depuis plusieurs mois, de nombreux incidents et attaques attribués à l’Iran par Washington sont survenus dans la région.

Les puissances occidentales et l’Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, ont notamment accusé en septembre Téhéran d’être responsable de frappes aériennes contre deux importants sites pétroliers saoudiens. Les attaques avaient suspendu une partie de la production saoudienne et fait flamber les cours du pétrole brut.

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper. (AP Photo/Manuel Balce Ceneta, File)

Le ministre américain de la Défense Mark Esper a dénoncé en octobre « l’attitude malveillante » de l’Iran, ainsi que sa « campagne pour déstabiliser le Moyen-Orient et perturber l’économie mondiale ».

Le général Kenneth McKenzie, chef du commandement central américain, avait déploré le mois dernier le manque de moyens mis en place dans la région.

« Il y a beaucoup de territoire à couvrir. Pour le dire simplement, nous n’avons pas assez de ressources pour être autant que nous le voudrions, aux endroits où nous le voudrions, en permanence », avait-il expliqué lors d’une conférence à Bahreïn, tout en niant tout désengagement américain dans la région.

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