Le Pentagone intègre Israël dans son commandement pour le Moyen-Orient
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Le Pentagone intègre Israël dans son commandement pour le Moyen-Orient

Cette mesure, saluée par le ministre de la Défense israélien, est destinée à consolider le front anti-Téhéran

Le Pentagone, siège de la Défense américaine. (Crédit : mindfrieze/CC BY-SA/Flickr)
Le Pentagone, siège de la Défense américaine. (Crédit : mindfrieze/CC BY-SA/Flickr)

Le ministère américain de la Défense a annoncé vendredi son intention d’inclure désormais Israël au sein de son Commandement central pour le Moyen-Orient.

« L’apaisement des tensions entre Israël et ses voisins arabes, grâce aux accords d’Abraham, offre aux Etats-Unis une occasion stratégique pour rassembler des partenaires clés contre des menaces communes au Moyen-Orient », a déclaré le Pentagone dans un communiqué. Sans être cité, l’Iran est ainsi visé.

Les accords dits d’Abraham portent sur une normalisation des relations entre des pays arabes et Israël.

Tour à tour les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont ainsi normalisé ou repris leurs relations avec l’Etat hébreu, sous l’égide des Etats-Unis, représentés par Jared Kushner, gendre et conseiller du président Donald Trump.

Les équilibres au Moyen-Orient étant ainsi redéfinis, le Pentagone a estimé que ses rapports militaires avec Israël pouvaient désormais être gérés par la branche moyen-orientale du Commandement central (Centcom) et non plus par la direction européenne du Centcom.

« Ce tournant va encore renforcer la coopération entre l’armée israélienne et les forces armées américaines pour faire face aux défis régionaux, avec d’autres amis avec lesquels nous partageons des intérêts », a écrit samedi le ministre de la Défense Benny Gantz sur Twitter.

La diplomatie de Washington sous Donald Trump est parvenue à briser le consensus arabe selon lequel aucune entente n’est possible avec l’Etat hébreu sans résolution du conflit israélo-palestinien. Cette étape franchie permet à Washington de consolider son alliance avec les pays arabes sunnites contre l’Iran, ce pays étant vu comme la principale menace à la stabilité régionale.

Le Pentagone a par ailleurs annoncé vendredi que les effectifs militaires des Etats-Unis se montaient désormais à 2 500 en Afghanistan ainsi qu’en Irak, conformément au vœu du président Trump de mettre fin aux « guerres sans fin ».

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