Le Pentagone intègre Israël dans son commandement pour le Moyen-Orient
Cette mesure, saluée par le ministre de la Défense israélien, est destinée à consolider le front anti-Téhéran
Le ministère américain de la Défense a annoncé vendredi son intention d’inclure désormais Israël au sein de son Commandement central pour le Moyen-Orient.
« L’apaisement des tensions entre Israël et ses voisins arabes, grâce aux accords d’Abraham, offre aux Etats-Unis une occasion stratégique pour rassembler des partenaires clés contre des menaces communes au Moyen-Orient », a déclaré le Pentagone dans un communiqué. Sans être cité, l’Iran est ainsi visé.
Les accords dits d’Abraham portent sur une normalisation des relations entre des pays arabes et Israël.
Tour à tour les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont ainsi normalisé ou repris leurs relations avec l’Etat hébreu, sous l’égide des Etats-Unis, représentés par Jared Kushner, gendre et conseiller du président Donald Trump.
Les équilibres au Moyen-Orient étant ainsi redéfinis, le Pentagone a estimé que ses rapports militaires avec Israël pouvaient désormais être gérés par la branche moyen-orientale du Commandement central (Centcom) et non plus par la direction européenne du Centcom.
« Ce tournant va encore renforcer la coopération entre l’armée israélienne et les forces armées américaines pour faire face aux défis régionaux, avec d’autres amis avec lesquels nous partageons des intérêts », a écrit samedi le ministre de la Défense Benny Gantz sur Twitter.
Glad that following weeks of dialogue between our defense establishments, including with former defense secretary, Dr. Mark Esper, and Chairman of JCOS, Gen. Mark Milley, the Pentagon has moved military overview of Israel to Central Command,
— בני גנץ – Benny Gantz (@gantzbe) January 16, 2021
La diplomatie de Washington sous Donald Trump est parvenue à briser le consensus arabe selon lequel aucune entente n’est possible avec l’Etat hébreu sans résolution du conflit israélo-palestinien. Cette étape franchie permet à Washington de consolider son alliance avec les pays arabes sunnites contre l’Iran, ce pays étant vu comme la principale menace à la stabilité régionale.
Le Pentagone a par ailleurs annoncé vendredi que les effectifs militaires des Etats-Unis se montaient désormais à 2 500 en Afghanistan ainsi qu’en Irak, conformément au vœu du président Trump de mettre fin aux « guerres sans fin ».








