Israël en guerre - Jour 287

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Le père d’Alon Shamriz demande que son fils soit reconnu comme soldat tombé au combat

Le père de l'otage accidentellement tué par les soldats estime que c'est "l'anarchie" qui a amené les soldats à ouvrir le feu en direction de son fils à Gaza

Des proches et des mis d'Alon Shamriz, dont sa mère, Dikla, au centre, à gauche, lors des funérailles de l'otage tué accidentellement par les soldats israéliens à Gaza alors qu'il fuyait la captivité du Hamas, ,au kibboutz  Shefayim, le 17 décembre 2023. (Crédit :  Oren ZIV / AFP)
Des proches et des mis d'Alon Shamriz, dont sa mère, Dikla, au centre, à gauche, lors des funérailles de l'otage tué accidentellement par les soldats israéliens à Gaza alors qu'il fuyait la captivité du Hamas, ,au kibboutz Shefayim, le 17 décembre 2023. (Crédit : Oren ZIV / AFP)

Le père d’Alom Shamriz, l’un des trois otages accidentellement tués, vendredi, par les soldats de l’armée israélienne dans le quartier Shejaiya, à Gaza, a imploré dimanche Tsahal de reconnaître son fils comme soldat tombé au combat.

S’exprimant devant les caméras de la Douzième chaîne, Avi Shamriz a déclaré que la famille avait soumis cette demande mais que cette dernière avait été rejetée dans l’après-midi.

« Nous étions censés le prendre dans nos bras, aujourd’hui, nous n’étions pas censés le pleurer », a-t-il dit au cours d’un entretien qui a eu lieu après l’inhumation de son fils.

Shamriz, qui avait été enlevé par des terroristes du Hamas au kibboutz Kfar Aza, a été tué vendredi en même temps que Yotam Haïm, 28 ans, originaire de la même communauté et que Samar Fouad Talalka, 24 ans, du kibboutz Nir Am.

Tous les trois avaient été kidnappés le 7 octobre et ils avaient vécu pendant 70 jours en captivité avant d’être abattus par les soldats dans le quartier de Shejaiya, dans le nord de Gaza – considérés à tort comme représentant une menace pour les militaires.

Shamriz s’est rappelé qu’il lui avait été dit « plus d’une fois » que son fils Alon avait probablement pris la tête du trio dans leur tentative de fuite, et dans leur quête de sécurité.

L’armée a indiqué penser que tous les trois « ont fui – ou ils ont été abandonnés par les terroristes qui les conservaient en captivité » alors que les forces de Tsahal se rapprochaient, notant que les troupes n’avaient plus rencontré de civils dans ce secteur de la bande depuis un bon moment.

Expliquant pourquoi il pensait que son fils devait être reconnu comme soldat tué au combat, Shamriz a noté qu’il ne voyait aucune différence entre lui et les soldats qui avaient accidentellement ouvert le feu sur les trois captifs.

« Le minimum serait de le reconnaître comme soldat tombé au combat… Il s’est comporté comme un soldat », a-t-il déclaré.

Alon Shamriz, enlevé dans son habitation du kibboutz Kfar Aza par des terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023. (Autorisation)

« Parmi les trois, il était le seul combattant ; il connaissait les tunnels du Hamas à cause de son service militaire », a ajouté Shamriz. « Il n’y a aucun doute sur le fait que c’est lui qui a été le cerveau, que c’est lui qui a mis en vigueur ce plan permettant à ses amis de recouvrer la liberté. »

« Il s’est comporté comme un soldat et il a vécu la captivité du Hamas, ce qui n’était pas facile. Je sais que c’est lui qui s’est assuré de planifier cette évasion, je n’ai aucun doute à ce sujet », a-t-il asséné.

Le père éploré a aussi dénoncé le militaire qui a, le premier, ouvert le feu sur les otages, disant qu’il avait une arme de sniper à vision télescopique.

« C’est évident qu’il savait qui il avait en face de lui », a-t-il estimé.

Il a dit que les panneaux « SOS » et « A l’aide, trois otages » que les captifs avaient préparé pour attirer l’attention de l’armée israélienne avaient été écrits par son fils : « Je reconnais son écriture », a déclaré Shamriz à la Treizième chaîne.

« Ils ont appelé à l’aide, ils ont fait tout ce qu’ils devaient faire », a-t-il poursuivi. « Ils ont brandi les panneaux, ils avaient écrit dessus. Après cela, ils ont constaté que l’armée n’arrivait pas et ils ont alors commencé à avancer en direction des soldats. Et parce que mon fils connaissait l’armée, je suis sûr qu’il a dit aux autres otages de suivre les instructions, d’enlever leurs tee-shirts et de brandir un drapeau blanc ».

« SOS » et « Help, 3 hostages », affichés à Gaza par trois otages israéliens qui ont ensuite été tués par erreur par l’armée israélienne, sur une photo publiée le 17 décembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

« Ils avançaient en plein jour, il ne faisait pas noir. Ils avançaient au beau milieu de la rue et les troupes les ont tout simplement massacrés », a-t-il continué.

Il a indiqué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne s’était pas entretenu avec la famille mais que le ministre de la Défense Yoav Gallant et Gadi Eizenkot, qui siège au cabinet de guerre sous un statut d’observateur, l’avaient fait. Eizenkot « a montré beaucoup plus d’empathie » à l’égard des proches que Gallant, a-t-il confié, mais il a par ailleurs noté que Gallant avait accueilli les critiques et la colère de la famille « comme un homme ».

Eizenkot, ancien chef d’état-major de Tsahal, a perdu son fils et son neveu dans la guerre qui est actuellement en cours à Gaza.

« Aujourd’hui aurait dû être un jour de fête, un jour d’honneur pour l’armée – l’armée ayant libéré les trois otages », a déclaré Shamriz devant les caméras de la Treizième chaîne. « Mais avec ce qui est arrivé, la seule chose à retenir, c’est que l’armée a abandonné mon fils le 7 octobre et que l’armée a assassiné mon fils, le 14 décembre. C’est ce qui s’est produit ».

Avi Shamriz, le père de l’otage Alon Shamriz qui a été accidentellement tué par les soldats à Gaza, le 15 décembre, devant les caméras de la Douzième chaîne, le 17 décembre 2023. (Capture d’écran : used in accordance with clause 27a of the copyright law)

N’épargnant aucune critique, il a estimé que « cela n’a pas été les conséquences de négligences, cela a été la conséquence de l’anarchie. Quelqu’un a fait sa propre interprétation des règles d’engagement et a tué mon fils, c’est tout ».

Shamriz, étudiant en génie informatique au Sapir College, a été enterré au kibboutz Shefayim, dimanche, où la majorité des évacués de Kfar Aza logent actuellement.

Ido, son frère, a prononcé son éloge funèbre et il a aussi blâmé le gouvernement pour son enlèvement et pour sa mort.

« Mon frère, j’espère que ta mort inspirera la vie et qu’ils comprendront que la vie des otages est déterminante, qu’ils doivent agir rapidement de manière à ce que tout le monde soit libéré », a dit Ido. « Mon pauvre frère, qu’as-tu donc enduré à ce moment, lorsque tu avais déjà vu la lumière et que tout est devenu obscur ? »

« Celui qui t’avait abandonné t’a aussi assassiné alors que tu avais tout fait comme il le fallait. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait pour toi et tout ce que nous ferons, nous le ferons en ta mémoire ».

Amy Spiro a contribué à cet article.

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