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De l’Irak au bureau de Liberman, le périple d’un Sefer Torah

Marqué par un cachet de la police secrète de Saddam Hussein, ce rouleau vieux de 200 ans sera bientôt restauré

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Avigdor Liberman portant le sefer Torah irakien (Crédit : Elram Mandel/Foreign Ministry)
Avigdor Liberman portant le sefer Torah irakien (Crédit : Elram Mandel/Foreign Ministry)

Autrefois caché dans le sous-sol de la police secrète irakienne, un sefer Torah [rouleau] sera remis à la synagogue du ministère des Affaires étrangères à Jérusalem.

Pour arriver en Israël, le rouleau sacré a beaucoup voyagé. Lors de la deuxième guerre du Golfe, des troupes américaines l’avaient trouvé dans des archives à Bagdad et l’ont alors confié à l’ambassade d’Israël en Jordanie.

Il y est resté jusqu’à ce que le ministère des Affaires étrangères israélien, soucieux après la mise à sac, par des émeutiers, de l’ambassade d’Israël au Caire (en 2011), décide de préserver les objets non essentiels situés dans d’autres ambassades jugées à risque.

Après un processus de restauration de sept mois, il vient d’être apporté au ministère des Affaires étrangères. Les diplomates pourront désormais l’utiliser lors de leurs prières.

Un cachet de la police secrète de Saddam Hussein a été retrouvé sur le livre témoignant d’un intérêt curieux des autorités irakiennes pour le parchemin.

Lors d’une cérémonie en présence de membres du personnel du ministère des Affaires étrangères, du grand rabbin sépharade Yitzhak Yosef et de plusieurs membres de la communauté kurde juive d’Israël, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré que le voyage du sefer Torah d’Irak en Israël en passant du Kurdistan à Bagdad, à Amman et enfin à Jérusalem, n’était pas sans rappeler le destin de la nation juive.

« Les gens essaient de nous expulser et de nous détruire, mais à la fin, nous arrivons toujours en Terre d’Israël », a-t-il lancé.

Le grand rabbin Yossef a ensuite déposé le rouleau de la Torah dans la petite synagogue du ministère.

Lors de son discours, il s’est fait l’écho d’une rencontre avec Vladimir Poutine, au cours de laquelle le président russe avait déclaré que les civilisations de l’Egypte ancienne, de la Grèce et de Rome avaient toutes disparu, à la différence des Juifs, « en raison de la Torah. »

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