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Le pétrole fléchit avec l’annonce d’un cessez-le-feu à Gaza

Les cours baissent car cet accord "réduit la prime de risque géopolitique" et atténue "les craintes liées aux perturbations de l'approvisionnement", a expliqué à l'AFP Lukman Otunuga, analyste chez FXTM

Un puits de pétrole. Illustration. (Crédit : domaine public)
Un puits de pétrole. Illustration. (Crédit : domaine public)

L’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a fait tomber vendredi le baril de pétrole américain à un plus bas depuis six mois, sous la barre des 60 dollars, sur un marché plombé par une surabondance de l’offre.

Vers 14H40 GMT (16H40 à Paris), le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en novembre, lâchait 2,15% à 60,19 dollars, après être tombé à 59,57 dollars, au plus bas depuis avril.

Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, cédait 1,96% à 60,19 dollars.

L’armée israélienne a annoncé l’entrée en vigueur vendredi à 09H00 GMT du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui doit être suivi dans les 72 heures d’une libération des otages, en application d’un accord conclu avec le groupe terroriste du Hamas.

Les cours baissent car cet accord « réduit la prime de risque géopolitique » et atténue « les craintes liées aux perturbations de l’approvisionnement », a expliqué à l’AFP Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Même si Israël n’est pas un producteur significatif de brut, le risque d’une extension du conflit dans la région, comme cela avait pu être le cas en juin lors de la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël, avait continué d’alimenter les cours de l’or noir.

La faiblesse des cours s’explique aussi par « des signes clairs de la surabondance tant attendue du marché pétrolier », visible par « la forte augmentation du pétrole en transit en mer », « généralement un indicateur avancé de l’évolution des stocks terrestres dans les mois à venir », affirment les analystes de DNB Carnegie.

En quelques mois, huit membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) ont déjà rehaussé leurs quotas de production de plus de plus de 2,5 millions de barils par jour.

Cette situation contraste fortement avec une demande d’or noir « largement inchangée », selon l’Agence internationale de l’énergie.

Les craintes d’un marché déséquilibré éclipsent la guerre en Ukraine ou encore une nouvelle série de sanctions annoncées par le gouvernement américain jeudi et visant une cinquantaine de personnes, entreprises et navires, principalement installés en Asie et accusés de participer à la vente et au transport de gaz et pétrole iraniens.

Les analystes de DNB soulignent notamment que le terminal de Rizhao Shihua, en Chine, « traite plus de 1 million de barils par jour d’importations de brut, dont environ 17% en barils iraniens ».

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