Le plus grand marchand latino en ligne retire des objets antisémites de son site
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Le plus grand marchand latino en ligne retire des objets antisémites de son site

Parmi les articles en vente figuraient des copies des "Protocoles des sages de Sion", de "Mein Kampf" d’Hitler et d’autres artefacts nazis

Un entrepôt Mercado Libre. (Autorisation de Mercado Libre via JTA)
Un entrepôt Mercado Libre. (Autorisation de Mercado Libre via JTA)

BUENOS AIRES, Argentine – Mercado Libre, le plus grand détaillant en ligne d’Amérique latine, a retiré de son catalogue des objets antisémites qu’il avait précédemment proposés à la vente.

L’entreprise a exclu de son site des livres tels que Mein Kampf et Les protocoles des sages de Sion, ainsi que des pièces de monnaie, affiches et souvenirs nazis.

Le marchand a rendu public le 11 février dernier un accord signé avec une branche régionale du Congrès juif mondial afin de lutter contre l’antisémitisme. Dans le cadre d’une stratégie commune, les deux organisations s’efforceront d’identifier d’autres éventuels produits mis en vente sur la plateforme incitant à la haine raciale.

« Compte tenu de notre rôle social dans les 18 pays de la région où nous opérons, nous sommes convaincus que nous avons franchi une nouvelle étape vers l’éradication de la haine raciale et de l’antisémitisme », a déclaré Jacobo Cohen Imach, vice-président et directeur juridique et gouvernemental de Mercado Libre.

Fondé en 1999 par l’Argentin Marcos Galperin, Mercado Libre opère en Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, Équateur, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Salvador, Uruguay et Venezuela. L’accord avec le Congrès juif concernera les opérations sur tous ces marchés, où Mercado Libre est plus populaire que son concurrent Amazon.

« Travailler pour la coexistence et contre les discours de haine relève de la responsabilité de toute la société. Des alliances comme celle-ci entre des organisations de la société civile et des entreprises technologiques sont d’une grande valeur à cet égard », a déclaré Ariel Seidler, directeur de programme pour le Congrès juif latino-américain et chef de l’Observatoire du Web, un programme lancé par le Congrès pour lutter contre l’antisémitisme sur les sites web en espagnol.

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