Le pouvoir judiciaire iranien appelle à « accélérer » les verdicts de condamnations à mort
Les autorités qualifient de "terroristes" les personnes condamnées à mort pour leur participation aux manifestations, affirmant qu’elles agissaient pour le compte d’Israël et des États-Unis
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Mardi, le chef du pouvoir judiciaire iranien a appelé les tribunaux à rendre plus rapidement les verdicts de condamnation à mort dans des affaires liées à la guerre contre les États-Unis et Israël.
« Vous devez accélérer le prononcé des condamnations à mort et des confiscations de biens », a déclaré Gholam Hossein Mohseni Ejei lors d’une réunion télévisée de hauts responsables de la justice.
« Il est nécessaire de continuer à rendre des verdicts judiciaires à l’encontre des éléments et des agents de l’ennemi agresseur avec une plus grande célérité » », en appliquant la législation sur la répression de l’espionnage, a-t-il ajouté.
Depuis le début du conflit, le 28 février, déclenché par une attaque conjointe israélo-américaine contre la République islamique d’Iran, sept personnes ont été pendues après avoir été condamnées dans des affaires liées aux manifestations anti-régime de janvier, réprimées dans le sang.
Six personnes ont été exécutées pour appartenance au groupe d’opposition interdit l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI ou MEK), et un ressortissant irano-suédois a également été exécuté pour espionnage au profit d’Israël.
Les organisations de défense des droits humains ont averti que plusieurs dizaines d’autres personnes risquaient d’être exécutées pour leur participation aux manifestations de janvier ou pour avoir aidé les ennemis du pays lors de la guerre actuelle.
Au lieu de défendre les Iraniens contre les menaces du président américain Donald Trump, la République islamique « accélère les exécutions, la répression et la confiscation des biens de l’opposition », a dit sur Telegram Shirin Ebadi, Iranienne lauréate du prix Nobel de la paix et exilée.
Les autorités ont qualifié de « terroristes » les personnes condamnées à mort pour leur participation aux manifestations de janvier, affirmant qu’elles agissaient pour le compte d’Israël et des États-Unis.
Selon des organisations de défense des droits humains, elles ont été reconnues coupables à l’issue de procès « extrêmement inéquitables », certaines ayant été torturées pour leur arracher de faux aveux diffusés à la télévision.
« Dans le contexte de la guerre en cours, l’application de peines de mort prononcées contre des manifestants et des prisonniers politiques, au terme de procédures opaques et expéditives, est perçue comme une tentative d’instiller la peur et de maintenir le contrôle sur la société », a estimé le Centre Abdorrahman Boroumand pour les droits humains en Iran, basé aux États-Unis.
Alors que les arrestations se poursuivent, le chef de la police nationale, Ahmad Reza Radan, a déclaré, selon des médias d’État, que 85 personnes avaient été arrêtées dans 25 provinces pour avoir agi au sein d’un « réseau organisé » présumé qui transmettait des informations de localisation aux ennemis de l’Iran.
la Communauté du Times of Israël !







