Le premier concert à Tel Aviv de l’ex-otage Alon Ohel affiche déjà complet
Le pianiste se produit lors d'un concert unique aux côtés de musiciens israéliens de renom le 9 février 2026 au Hangar 11
Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Il n’aura fallu que quelques heures pour que les billets soient tous vendus pour un concert mettant en vedette l’ancien otage Alon Ohel au piano, accompagné de neuf grands chanteurs israéliens, a-t-on appris mercredi.
Intitulé « Alon Ohel, Playing for Life », le concert du 9 février 2026 au Hangar 11, à Tel Aviv, réunira l’ex-otage et des artistes connus tels qu’Eviatar Banaï, Idan Amedi, Shlomi Shaban, Karolina, Guy Mazig, Alon Eder, Gal Toren, Marina Maximilian et le groupe Monica Sex.
Les billets, dont les prix variaient entre 250 et 1 000 shekels, se sont vendus comme des petits pains après qu’Ohel a publié un lien vers le spectacle sur ses comptes Instagram et Facebook.
Tous les musiciens participants se produiront gratuitement et les recettes du concert seront reversées au fonds de réhabilitation d’Ohel.
Enlevé dans un abri de campagne le 7 octobre 2023 alors qu’il fuyait l’assaut barbare et sanglant du groupe terroriste palestinien du Hamas contre le festival Nova, Ohel a eu des éclats d’obus logés dans son corps, notamment dans l’épaule, le bras et l’œil gauche, tout au long de ses deux années de captivité à Gaza.
« Cela signifie beaucoup pour moi de partager la scène avec les artistes dont les chansons m’ont accompagné tout au long de ma captivité », a écrit Ohel.
« Il est important pour moi de montrer à tout le monde que la lumière triomphe des ténèbres. »
« Je viens vous embrasser, remercier tous ceux qui m’ont soutenu, moi et ma famille, et célébrer la vie ensemble », a ajouté Ohel, avant de conclure par « À bientôt », accompagné d’un emoji représentant une touche de piano et d’un lien vers le site de vente de billets dans sa biographie.
Ohel avait l’intention de commencer ses études à l’automne 2023 à l’École de musique Rimon.
Pianiste accompli, Ohel a raconté lors d’une interview diffusée au début du mois sur la chaîne N12 que la musique avait joué un rôle essentiel pour l’aider à survivre et à ne pas perdre la raison. Il chantait pour lui-même jusqu’à ce que ses geôliers lui ordonnent d’arrêter.
Lorsqu’il leur a dit qu’il jouait du piano, les terroristes du Hamas n’avaient aucune idée de l’instrument en question. En tant que musulmans, ils n’avaient pas le droit d’écouter de la musique ou de danser, a-t-il expliqué.
Sa famille s’est battue pour sa libération, notamment en organisant des concerts et en distribuant des pianos jaunes à travers le monde, avec le slogan « You Are Not Alone » (Tu n’es pas seul), jeu de mots sur son prénom, Alon.
La famille Ohel a également organisé des événements autour de la chanson de Yehudit Ravitz, « Song without a Name », l’une des chansons préférées d’Ohel, qu’il aurait fredonnée pendant sa captivité pour se donner du courage.







