Le président du Bundestag dit qu’il n’est pas prévu d’interdire le BDS
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Le président du Bundestag dit qu’il n’est pas prévu d’interdire le BDS

Wolfgang Schäuble a déclaré aux journalistes à Jérusalem que son pays n'a pas l'intention d'interdire le mouvement anti-Israël de boycott

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Wolfgang Schaeuble, le rprésident du parlement allemand, dépose une gerbe de fleurs en hommages aux soldats israéliens tombés au combat, au parlement israélien à Jérusalem, le 24 octobre 2018. (Crédit : AP/Oded Balilty)
Wolfgang Schaeuble, le rprésident du parlement allemand, dépose une gerbe de fleurs en hommages aux soldats israéliens tombés au combat, au parlement israélien à Jérusalem, le 24 octobre 2018. (Crédit : AP/Oded Balilty)

L’Allemagne n’a pas l’intention d’interdire le mouvement anti-Israël BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), a déclaré jeudi le président du Parlement de ce pays

« Nous le combattons politiquement, mais nous ne pensons pas qu’il soit mieux combattu par des interdictions », a déclaré le président du Bundestag Wolfgang Schäuble aux journalistes à Jérusalem.

Plus tôt cette année, le Bundestag a adopté à une écrasante majorité une résolution rejetant toute tentative de boycott d’Israël.

Cependant, Schäuble a ajouté : « Nous sommes relativement hésitants à l’égard des interdictions, puisque notre constitution ne donne pas beaucoup de place au Parlement pour édicter des interdictions, à juste titre, parce que nous croyons que c’est à un pouvoir judiciaire indépendant de le faire ».

M. Schäuble, membre de l’Union démocrate-chrétienne (CDU) au pouvoir et ancien ministre des Finances, rejette les préoccupations concernant la législation controversée qui a été adoptée à la Knesset ces derniers mois, telle que la loi sur l’État-nation juif.

Le Président Reuven Rivlin (à droite) rencontre le Président du Bundestag Wolfgang Schauble dans sa résidence officielle à Jérusalem le 25 octobre 2018. (Mark Neiman/GPO)

M. Schäuble, membre de l’Union démocrate-chrétienne au pouvoir et ancien ministre des Finances, a rejeté les préoccupations concernant la loi controversée adoptée à la Knesset ces derniers mois, dite loi de l’État-nation juif.

« J’ai peu d’inquiétudes au sujet de la stabilité de la démocratie israélienne », a-t-il précisé.

« Israël a un tel degré de maturité démocratique et de diversité, ainsi qu’un haut degré de culture du débat et je ne le dis pas de façon ironique, de sorte que je ne suis pas vraiment inquiet. »

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