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Le président iranien à Oman pour signer des accords commerciaux

Les deux pays cherchent notamment à relancer un ancien projet de gazoduc pour alimenter le sultanat, un proche partenaire des Etats-Unis, en gaz iranien

Le nouveau président iranien, Ebrahim Raissi, s'exprime lors de sa cérémonie d'assermentation au parlement iranien, dans la capitale Téhéran, le 5 août 2021.  (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)
Le nouveau président iranien, Ebrahim Raissi, s'exprime lors de sa cérémonie d'assermentation au parlement iranien, dans la capitale Téhéran, le 5 août 2021. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

Le président iranien Ebrahim Raïssi est arrivé lundi à Oman avec l’objectif de renforcer les relations entre la République islamique, affectée par les sanctions internationales, et le pays du Golfe, discret mais incontournable dans la diplomatie régionale.

Cette visite intervient alors que les discussions visant à raviver l’accord international sur le programme nucléaire iranien sont bloquées par un désaccord entre Téhéran et Washington. Le sultanat d’Oman a à plusieurs reprises joué les médiateurs entre l’Iran et les pays occidentaux.

Le président iranien a été accueilli à son arrivée à l’aéroport de Mascate par le sultan Haitham.

Les deux pays ont signé une série de protocoles d’accord portant entres autres sur l’énergie, l’agriculture, le commerce, l’investissement et la formation, a indiqué l’agence de presse omanaise officielle Oman News Agency.

« Les échanges commerciaux entre Oman et l’Iran vont certainement s’améliorer », avait déclaré Ebrahim Raïssi avant son départ de Téhéran, cité par l’agence de presse iranienne IRNA.

Les deux pays cherchent également à relancer un ancien projet de gazoduc pour alimenter le sultanat, un proche partenaire des Etats-Unis, en gaz iranien.

Cette visite est la deuxième effectuée par M. Raïssi dans un pays du Golfe après celle au Qatar en février, où il a rencontré l’émir qatari Tamim ben Hamad al-Thani et participé à une conférence des pays exportateurs de gaz.

Les pourparlers visant à ramener l’Iran dans l’accord limitant ses ambitions nucléaires sont à l’arrêt depuis deux mois.

L’un des derniers obstacles pour relancer l’accord sur le nucléaire iranien est la demande de Téhéran que les Etats-Unis retirent les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, de la liste noire américaine des « organisations terroristes étrangères ».

Washington assure que leur présence sur cette liste n’a aucun lien avec le nucléaire et ne peut être discutée dans le cadre de ces négociations.

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