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Le président israélien dénonce « l’ignoble » agression du mari de Nancy Pelosi

"S’en prendre aux représentants du peuple et à leur famille, c’est s’en prendre à la démocratie elle-même", a déclaré Herzog après l’agression de Paul Pelosi

La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, démocrate de Californie, à droite, et le président israélien Isaac Herzog, à gauche, s'adressent aux journalistes le 25 octobre 2022, au Capitole à Washington. (Crédit : AP/Mariam Zuhaib)
La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, démocrate de Californie, à droite, et le président israélien Isaac Herzog, à gauche, s'adressent aux journalistes le 25 octobre 2022, au Capitole à Washington. (Crédit : AP/Mariam Zuhaib)

Le président israélien Isaac Herzog a dénoncé, samedi, la violente agression dont a été victime le mari de la présidente de la Chambre des Représentants des États-Unis, Nancy Pelosi.

Paul Pelosi a eu le crâne fracturé.

L’agresseur est un homme connu pour avoir colporté des théories complotistes sur les Juifs et les élections américaines de 2020.

« Je suis choqué par l’ignoble agression dont a été victime Paul Pelosi et soulagé que mon amie, la présidente Pelosi, qui m’a si gentiment accueilli cette semaine, soit en sécurité », a déclaré Herzog dans un communiqué.

« S’en prendre aux élus et à leur famille, c’est s’en prendre à la démocratie elle-même. Au nom du peuple d’Israël, je prie pour le rétablissement de Paul », a-t-il ajouté.

Paul Pelosi a été attaqué à son domicile de San Francisco « par un agresseur qui a agi brutalement et l’a menacé de mort s’il ne lui disait pas où se trouvait Nancy Pelosi », a déclaré vendredi le porte-parole de Pelosi, Drew Hammill.

Âgé de 82 ans, Paul Pelosi – qui a subi une intervention chirurgicale et se rétablit à l’hôpital – se trouvait seul chez lui au moment de l’agression. Sa femme se trouvait à Washington pour raisons professionnelles.

« Cette agression a été préparée. Ce qui est une très mauvaise nouvelle en soi », a expliqué le chef de la police de San Francisco, William Scott.

La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi (à droite), et son mari Paul Pelosi, arrivent au gala Time 100 au Lincoln Center, à New York, le 23 avril 2019. (Crédit : Angela Weiss/AFP)

Arrivée sur les lieux de l’agression, au domicile des Pelosi, la police a séparé le suspect, David DePape, et sa victime, Paul Pelosi, en train de lutter pour saisir un marteau, a expliqué Scott.

C’est alors que DePape est parvenu à arracher le marteau, avec lequel il a asséné un coup au mari de Nancy Pelosi, avant d’être immobilisé par des agents, a ajouté Scott.

Le FBI et la police du Capitole prêtent leur concours à l’enquête qui a été diligentée.

L’un des deux sites Internet administrés par DePape comprend une catégorie intitulée « DaJewbs », qui colporte des théories complotistes antisémites et négationnistes.

Des publications antérieures accusent les Juifs d’avoir provoqué la guerre de la Russie contre l’Ukraine afin d’acheter les terres.

David Depape à Berkeley, en Californie, le 13 décembre 2013. (Crédit : Michael Short/San Francisco Chronicle via l’AP)

Il semble que la page Facebook de DePape ne soit plus disponible, mais CNN a indiqué qu’elle mêlait messages de soutien aux revendications de Trump sur le résultat des élections de 2020, des contenus transphobes et des théories fallacieuses sur les vaccins contre le coronavirus.

Selon la police, DePape devrait être, entre autres, inculpé de tentative d’homicide.

Il rejoint la cohorte des auteurs d’agressions « nourris » aux théories complotistes qui fleurissent en ligne.

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