Israël en guerre - Jour 189

Rechercher

Le principal financier du Hezbollah, un « terroriste mondial », inculpé à New York

Mohammad Bazzi, extradé de Roumanie, qui aurait a versé des millions au groupe terroriste libanais, a comparu devant un tribunal fédéral pour fraude financière et complot présumés

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Des partisans du Hezbollah brandissant des portraits du chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, et des drapeaux de leur groupe, lors d'une campagne électorale, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 10 mai 2022. (Crédit  : AP Photo/Hussein Malla)
Des partisans du Hezbollah brandissant des portraits du chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, et des drapeaux de leur groupe, lors d'une campagne électorale, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 10 mai 2022. (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)

NEW YORK – Un financier présumé du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a été assigné à comparaître devant un tribunal fédéral de New York mercredi.

Mohammad Bazzi est accusé d’avoir versé des millions de dollars au l’organisation terroriste. Le ministère américain de la Justice l’a qualifié de « financier clé » de l’organisation.

Il a été arrêté en Roumanie et inculpé aux États-Unis en février, vers où il a été extradé mardi.

En 2018, le Trésor américain a classé Bazzi parmi les « terroristes mondiaux spécialement désignés » pour avoir aidé, parrainé et fourni un soutien financier, matériel et technologique ainsi que des services financiers au Hezbollah, a déclaré le bureau du procureur américain.

Les États-Unis avaient offert une récompense de 10 millions de dollars pour toute information sur sa localisation.

Bazzi, âgé de 58 ans, a été inculpé de trois chefs d’accusation liés au financement d’un groupe terroriste et au blanchiment d’argent. Chaque chef d’accusation est passible d’une peine de 20 ans de prison.

Il aurait fourni au Hezbollah des millions de dollars gagnés dans le cadre d’activités commerciales en Belgique, au Liban, en Irak et en Afrique de l’Ouest. Bazzi est citoyen libanais et belge. La raison pour laquelle il s’est rendu en Roumanie avant son arrestation est encore floue.

Bazzi et un autre accusé dans cette affaire, Talal Chahine, auraient commencé à mettre en place un système en 2007 en utilisant une chaîne de restaurants dans le Michigan pour dissimuler leurs avoirs.

Bazzi a été désigné comme partisan du terrorisme en 2018 et s’est vu interdire l’accès à ses avoirs américains ou de faire des affaires avec des entités américaines.

Lui et Chahine auraient alors conspiré pour forcer quelqu’un aux États-Unis à liquider des biens immobiliers liés à la chaîne de restaurants et à transférer secrètement les fonds au Liban afin d’échapper aux sanctions.

Les accusés auraient discuté de la possibilité de dissimuler la transaction aux autorités américaines de plusieurs façons, notamment en faisant de faux achats d’équipement de restaurant auprès d’une société chinoise, en inventant un prêt fictif à une famille au Koweït, en simulant une transaction immobilière à Beyrouth ou en créant un faux contrat de franchise pour l’ouverture d’une chaîne de restaurants libanais aux États-Unis.

En 2019, Bazzi et Chahine ont décidé de transférer frauduleusement environ 860 000 dollars au Liban pour la chaîne de restaurants fictive, selon l’acte d’accusation.

Les accusés ont continué à communiquer sur les transactions illégales avec des individus aux États-Unis jusqu’au début de cette année, ont déclaré les enquêteurs.

Les autorités américaines chargées de l’application de la loi ont déclaré que Bazzi et Chahine ont été surpris dans des conversations enregistrées en train de proposer différentes méthodes pour dissimuler les transactions illégales aux autorités américaines.

L’affaire est traitée par le tribunal fédéral du district Est de New York. Certaines des communications et de la correspondance de Bazzi et de Chahine sont passées par la juridiction du tribunal.

Les autorités roumaines ont placé Bazzi en garde à vue en février après son arrivée à Bucarest.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.