Le Printemps républicain fera de la lutte contre l’antisémitisme, « une priorité »
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Le Printemps républicain fera de la lutte contre l’antisémitisme, « une priorité »

L'association issue de la gauche va "descendre dans l'arène politique" et soutiendra en 2022 un candidat qui défend ses idées

Amine El-Khatmi (Crédit : capture d'écran BFMTV)
Amine El-Khatmi (Crédit : capture d'écran BFMTV)

Le Printemps républicain, association issue de la gauche, fondée en 2016 pour défendre les valeurs de la République et la laïcité, va « descendre dans l’arène politique » et soutiendra en 2022 un candidat qui défend ses idées, a annoncé samedi son président Amine El-Khatmi.

« Nous allons quitter le champ associatif pour le champ politique », a affirmé M. El-Khatmi, en clôture d’une « après-midi de débats » à Paris, qui a vu défiler des politiques comme Valérie Pécresse ou Jean-Pierre Chevènement, des philosophes (Henri Pena-Ruiz, Raphaël Enthoven) ou des journalistes (Philippe Val).

« En 2022, nous voulons soutenir un candidat qui défende nos idées », a-t-il affirmé. « La gauche, avec Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon, s’est perdue. Le président de la République ne tranche pas. Aujourd’hui, on se retrouve avec des personnalités comme Bernard Cazeneuve, Valérie Pécresse, François Baroin, Xavier Bertrand ou Guillaume Lacroix » (président du PRG). Le clivage qui vient, c’est celui entre républicains et identitaires », a-t-il insisté.

« Tout ce que nous avions anticipé est arrivé, les attaques contre la laïcité, le dévoiement » des idées républicaines, « la trahison d’anti-racistes devenus les satellites des indigénistes, voire de l’islamisme politique dans certains cas », a également dénoncé M. El-Khatmi, en citant Edwy Plenel ou Jean-Luc Mélenchon.

« Nous ferons de la lutte contre l’antisémitisme une priorité », a-t-il également promis.

Le président du Printemps républicain a également dénoncé « le dogmatisme et la paresse de certains à gauche qui considèrent que l’ordre et la sécurité sont des valeurs de droite », face à « ceux qui pourrissent la vie dans les quartiers ».

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, à la Sorbonne, le 25 septembre 2017. (Crédit : Facebook/Valérie Pécresse)

« Je pense que la République est menacée, attaquée, en danger », ce qui pourrait provoquer « un déchirement de la société et mener à la guerre civile », a souligné peu auparavant Mme Pécresse.

La présidente de la région Ile-de-France va faire déposer la semaine prochaine par les parlementaires de son mouvement Libres! une proposition de loi visant à interdire tout radicalisé islamiste d’être présent sur une liste pour les municipales de mars prochain.

M. Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen, a appelé à « ne pas confondre islam et islamisme ». « La République est un combat contre l’islamisme et contre le suprématisme blanc », a-t-il affirmé, ajoutant que « le voile », marque d’un « repli identitaire, pose problème ».

Dans une vidéo, M. Cazeneuve, ex-Premier ministre PS, a appelé les élus à « ne pas instrumentaliser les valeurs de la République à des fins électorales. La laïcité n’est pas une valeur qu’on peut tourner contre les musulmans de France », a-t-il dit.

« Je m’engage dans cette reconquête républicaine », a affirmé dans une autre vidéo Xavier Bertrand, président ex-LR des Hauts-de-France, proposant que laïcité soit « érigée » au même niveau que le triptyque « Liberté, égalité, fraternité ».

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