Israël en guerre - Jour 142

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Le procès Netanyahu se déroulera finalement à raison de 3 audiences par semaine

Cette décision concerne les affaires dans lesquelles le Premier ministre est accusé de fraude et d'abus de confiance, annulant la précédente décision, suite aux objections de la défense

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrivant pour une réunion de son parti, le Likud, à la Knesset, à Jérusalem, le 1er janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrivant pour une réunion de son parti, le Likud, à la Knesset, à Jérusalem, le 1er janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les juges présidant le procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont décidé lundi que trois audiences se tiendraient chaque semaine à partir de la fin du mois, alors qu’ils cherchent à accélérer le rythme de la saga judiciaire du chef de l’État qui dure depuis plusieurs années.

Cette décision annule partiellement une précédente annonce faite à la fin du mois de décembre, qui prévoyait d’augmenter la cadence des auditions de deux par semaine actuellement à quatre par semaine à partir du mois de février.

Après le refus de l’équipe de Netanyahu d’accélérer le rythme, le tribunal a déclaré lundi que trois sessions se tiendraient chaque semaine, citant les « contraintes découlant de la guerre [Israël-Hamas] ».

« Nous réexaminerons la question en fonction des [nouveaux] développements », ont souligné les juges dans leur décision.

Le procès de Netanyahu a été suspendu en octobre, en même temps que toutes les autres affaires non urgentes, en raison de l’incursion du groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, au cours de laquelle quelque 3 000 terroristes ont fait irruption en Israël depuis la bande de Gaza, tuant environ 1 200 personnes et prenant plus de 240 otages.

Netanyahu est jugé dans trois affaires distinctes, dont une dans laquelle il est accusé de corruption. Le tribunal a entendu des témoignages dans ce procès, connu sous le nom d’Affaire 4 000, depuis la reprise des sessions le 4 décembre.

Cette affaire porte sur des allégations selon lesquelles Netanyahu aurait accordé des avantages réglementaires au géant des télécommunications Bezeq, propriété de Shaul Elovitch, en échange d’une intervention éditoriale dans le média Walla, également détenu par Elovitch. Le Premier ministre est inculpé de corruption, de fraude et d’abus de confiance dans cette affaire.

La décision de lundi couvre les plans de reprise des audiences dans les deux autres affaires, dans lesquelles il ne fait face qu’à des accusations moins graves de fraude et d’abus de confiance. Ces affaires, appelées 1 000 et 2 000, concernent des cadeaux que le Premier ministre aurait reçus de riches bienfaiteurs et des allégations selon lesquelles il aurait tenté d’obtenir une couverture médiatique favorable dans le journal Yedioth Ahronoth au détriment de ses concurrents. Dans ces deux affaires, Netanyahu est inculpé de fraude et de violation de la confiance.

Les plans annoncés en décembre pour ajouter des audiences pour les deux affaires aux côtés de l’Affaire 4 000 ont été contestés par l’avocat de Netanyahu, Me Amit Hadad, qui a déclaré que la gestion de la guerre laissait le Premier ministre sans le temps de se préparer pour les sessions supplémentaires et les témoignages attendus des témoins clés.

« Dans la situation actuelle, en pleine guerre, il n’est pas possible d’avoir le contact nécessaire avec le Premier ministre pour préparer l’interrogatoire des témoins attendus », avait-il expliqué dans son recours, qui a finalement été accepté.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrivant pour écouter le témoignage de l’homme d’affaires Arnon Milchan, au tribunal de Jérusalem, le 29 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le procès de Netanyahu qui a débuté en 2020 et, en l’état actuel des choses, la procédure – y compris les appels potentiels – a été considérée comme ne devant pas se terminer avant 2028-2029.

Le procès a été critiqué pour sa lenteur.

Fin juin, il avait été rapporté que les juges incitaient les parties à envisager une négociation de peine, notant que l’accusation de corruption à l’encontre du Premier ministre serait difficile à prouver.

Netanyahu nie tout acte répréhensible et se dit victime d’une chasse aux sorcières menée par la police et le ministère public. Il a refusé de démissionner lorsque les inculpations ont été déposées, arguant qu’il était capable de comparaître en justice tout en dirigeant le pays.

Jeremy Sharon et Michael Bachner ont contribué à cet article.

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