Le procureur argentin demande la réouverture de la plainte de Nisman contre Kirchner
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Le procureur argentin demande la réouverture de la plainte de Nisman contre Kirchner

Le nouveau gouvernement argentin a officiellement rompu l'accord qui permettait à l'Iran d'enquêter sur l'affaire de l'AMIA

La présidente de l'argentine Cristina Kirchner (à gauche), à Buenos Aires, le 19 septembre 2012, et le défunt procureur de la République de l'Argentine, Alberto Nisman, (à droite), à Buenos Aires, le 20 mai 2009 (Crédit : Juan Mabromata / AFP)
La présidente de l'argentine Cristina Kirchner (à gauche), à Buenos Aires, le 19 septembre 2012, et le défunt procureur de la République de l'Argentine, Alberto Nisman, (à droite), à Buenos Aires, le 20 mai 2009 (Crédit : Juan Mabromata / AFP)

Un procureur fédéral a demandé à un tribunal argentin de rouvrir la plainte déposée par le défunt procureur spécial Alberto Nisman qui accusait l’ancienne présidente, Cristina Fernandez de Kirchner, d’avoir couvert le rôle de l’Iran dans l’explosion du centre juif AMIA en 1994.

Le procureur, Raul Plee, a déposé une demande de réouverture de l’affaire devant la cour de cassation pénale de la Cour fédérale.

Lundi, juste après que le nouveau gouvernement a annulé l’accord entre l’Argentine et l’Iran qui stipulait que les deux pays pouvaient enquêter conjointement sur l’attaque de l’AMIA, Plee a demandé aux juges d’analyser les nouvelles informations recueillies au cours de l’affaire sur l’inconstitutionnalité du mémorandum avec l’Iran avec qui relançaient la théorie de Nisman que l’accord était une tentative pour dissimuler le rôle de l’Iran dans l’attentat.

Le procureur a demandé que les dossiers secrets et confidentiels soient envoyés au procureur Gerardo Pollicita et au juge, Daniel Rafecas.

Pollicita était le procureur qui a repris l’accusation de Nisman après sa mort et l’a présenté à la cour en février. Rafecas a rejeté l’accusation, en disant qu’elle ne pouvait pas être étayée par manque de preuve.

Nisman a été retrouvé mort le 18 janvier, quelques heures avant de présenter au Congrès ces accusations contre Kirchner, Timerman et d’autres.

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