Le procureur de l’Etat demande des sanctions plus sévères pour les armes à feu illégales
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Le procureur de l’Etat demande des sanctions plus sévères pour les armes à feu illégales

Pour Shai Nitzan, les procureurs devraient insister pour des peines de prison pour les possesseurs et les vendeurs d'armes sans permis

Des fusils trouvés dans le grenier de la maison d'une femme âgée au kibboutz Shoval en mai 2015 (Photo: Police israélienne)
Des fusils trouvés dans le grenier de la maison d'une femme âgée au kibboutz Shoval en mai 2015 (Photo: Police israélienne)

Le Procureur de l’Etat Shai Nitzan a demandé aux procureurs d’être plus sévères dans les cas de ventes d’armes à feu illégales et de demander des peines de prison plus sévères tant pour les propriétaires que pour les revendeurs d’armes et de munitions sans permis.

La peine recommandée pour la possession d’une arme à feu sans permis doit être une peine d’emprisonnement d’un à trois ans, et pour les crimes plus graves impliquant des armes ou des vente d’armes, l’accusation devrait exiger des peines de quatre à six ans, a écrit Nitzan dimanche dans un communiqué. Nitzan a également proposé des peines d’emprisonnement ou de service communautaire de six mois pour les personnes en possession de munitions illégales, de six à huit mois d’emprisonnement pour ceux qui en transportent, un an et demi d’emprisonnement d’un an pour leur vente.

Nitzan a également établi des peines de prison recommandées concernant les cocktails Molotov – six mois à un an pour leur possession, sept mois à un an pour leur transport, et 10 à 30 mois pour la vente des bombes incendiaires. Pour les engins explosifs, le ministère public a recommandé une peine d’emprisonnement de sept ans pour ceux qui possèderaient des bombes, huit ans pour en transporter, et 5 à 11 ans pour les vendre.

Ces peines plus sévères pour les armes illégales ont été recommandées, y compris pour les primo-délinquants, bien que le communiqué ait specifié que les procureurs devraient prendre en compte le danger de l’arme, l’endroit où il a été stocké, et combien d’armes ont été saisies dans chaque cas particulier.

Le procureur de l'Etat, Shai Nitzan, devant le ministère de la Justice, à Jérusalem, le 23 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le procureur de l’Etat, Shai Nitzan, devant le ministère de la Justice, à Jérusalem, le 23 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les armes à feu illégales sont très répandues dans la communauté arabe israélienne, et les députés arabes appellent depuis des années la police à les confisquer.

« Depuis 2000, 1 100 citoyens arabes ont été tués dans la violence interne », a déclaré au Times of Israel Ahmad Tibi de la Liste arabe unie en janvier dernier.

Le taux d’homicide intentionnel en Israël est en baisse, à environ 135 meurtres par an, soit 1,8 meurtre pour 100 000 personnes.

Selon un rapport de juillet 2014 du Centre de recherche et d’information de la Knesset, les Arabes israéliens représentent environ 20 % de la population, mais 49 % des détenus.

De même, les Arabes d’Israël ont plus peur de quitter leurs maisons que leurs compatriotes juifs : 51,9 % des Arabes israéliens disent craindre d’être la cible de crimes violents, contre seulement 30 % parmi les Juifs.

Les meurtres dans les communautés arabes israéliennes ont moins de chances d’être jugés. De 2006 à 2013, 58 % des cas de meurtres dans lesquels le suspect était un Juif a donné lieu à un acte d’accusation, alors que seulement 46 % des cas où le suspect était arabe a abouti à un acte d’accusation, selon le rapport de la Knesset.

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