Le procureur de Rodez retire un lot d’objets nazis d’une vente aux enchères
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Le procureur de Rodez retire un lot d’objets nazis d’une vente aux enchères

Plusieurs dizaines de pièces sont visées dans ce signalement, notamment un buste en bronze d'Hitler et divers objets estampillés 3e Reich, boucle de ceinture, broche argentée...

Le tribunal judiciaire de Rodez. (Crédit : Capture d’écran Google Maps)
Le tribunal judiciaire de Rodez. (Crédit : Capture d’écran Google Maps)

Le procureur de la République de Rodez a décidé mercredi de saisir un lot d’objets nazis qui devaient être proposés jeudi lors d’une vente aux enchères dans la préfecture aveyronnaise, a-t-il indiqué à l’AFP.

« C’est dans la logique judiciaire de saisir l’objet d’une infraction », a réagi l’avocat du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Me David Kaminski à l’origine du signalement de cette vente à la justice, estimant qu’elle constituait une apologie du nazisme.

Plusieurs dizaines de pièces sont visées dans ce signalement, notamment un buste en bronze d’Hitler et divers objets estampillés 3e Reich, boucle de ceinture, broche argentée, plaques émaillées.

Le CRIF a pris le relais d’un lanceur d’alerte qui a mis en échec plusieurs ventes de ce type, notamment dans le sud-ouest, à Pamiers (Ariège) et Agen, selon l’avocat du CRIF, David Kaminski, qui souligne que plusieurs signalements pour des ventes similaires « sont en cours ».

Des bustes d’Adolf Hitler, le leader nazi allemand, découverts par la police en 2017, sont exposés lors d’une conférence de presse à Buenos Aires, en Argentine, le 2 octobre 2019. (Crédit : Natacha Pisarenko/AP)

« On saisit les parquets de toutes les villes de France quand on constate que des ventes doivent avoir lieu. C’est important, le fait de vendre des objets de l’Allemagne nazie, c’est une forme d’apologie de crime contre l’humanité, on espère que les objets vont être saisis », a encore déclaré Me Kaminski.

Selon le procureur de la République de Rodez, Olivier Naboulet, « les commissaires priseurs et le propriétaire des lots litigieux ne reconnaissent aucune intention de participer à l’apologie de crime de guerre ou contre l’humanité ».

Le collectionneur qui vendait ces objets est un simple « amateur de pièces militaires de toutes origines », a-t-il précisé.

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