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Le propriétaire du Beitar appelle le public à l’aide pour sauver l’équipe

Moshe Hogeg regrette que la vente du club ait échoué, suite au rejet de la demande de prêt de l’acheteur potentiel par la municipalité de Jérusalem

Moshe Hogeg, propriétaire du Beitar Jérusalem, vu lors du match de Premier League israélienne entre le Beitar Jérusalem et l'Hapoel Beer Sheva au stade Teddy à Jérusalem, le 25 août 2019. (Crédit: Flash90)
Moshe Hogeg, propriétaire du Beitar Jérusalem, vu lors du match de Premier League israélienne entre le Beitar Jérusalem et l'Hapoel Beer Sheva au stade Teddy à Jérusalem, le 25 août 2019. (Crédit: Flash90)

La vente du club de football du Beitar Jérusalem, en proie à plusieurs scandales, a échoué au tout dernier moment mardi, faute pour l’acheteur potentiel d’avoir trouvé un terrain d’entente au sujet de la prise en charge des dettes du club.

L’actuel propriétaire du Beitar, Moshe Hogeg, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a demandé aux fans et au grand public de l’aider à finaliser la vente, assurant qu’il ne manquait plus que quelques millions de shekels.

Le propriétaire du Beitar a été interpellé à la fin de l’année dernière, soupçonné d’agressions sexuelles et de fraude à la crypto-monnaie. Il a été détenu pendant près d’un mois avant d’être libéré sous caution et autres garanties financières, pour quelque 70 millions de shekels.

Les temps sont durs pour le club, qui a dû renoncer à l’acquisition de nouveaux joueurs en raison d’une crise économique sans précédent qui l’a endetté à hauteur de 30 millions de shekels.

Hogeg, dont les comptes ont été gelés par la police le temps de l’enquête pour fraude, n’a pu payer les dettes, ouvrant la porte à une possible faillite du club.

Moshe Hogeg, propriétaire de Beitar Jérusalem, donne une conférence de presse le 9 août 2022. (Capture d’écran/Ynet)

Il a indiqué mardi avoir tenté de vendre le Beitar bien avant son arrestation, affirmant que ses désaccords avec des fans opposés au recrutement de joueurs musulmans et ses tentatives de vendre le club à un propriétaire émirati avaient fini par avoir raison de lui.

Hogeg a indiqué avoir contacté toutes les personnes qu’il connaissait pour tenter de vendre l’équipe, faute d’avoir pu le vendre au sheikh Hamad bin Khalifa Al Nahyan.

Au début de l’été, des pourparlers ont eu lieu avec l’homme d’affaires et ex-propriétaire du club de football Bnei Yehuda, Barak Abramov. L’affaire semblait bien engagée jusqu’à ce que ce dernier annonce, mardi, son retrait de la vente.

Abramov avait exigé des garanties de la municipalité de Jérusalem pour l’obtention d’un prêt relatif au rachat du club.

Hogeg s’est montré très critique envers la municipalité, lors de sa conférence de presse, affirmant que la ville et la police israélienne agissaient comme si le Beitar était « leur chose ». Il a ajouté qu’Abramov ne demandait pas une subvention à la municipalité, mais un simple prêt.

Dans une déclaration postérieure, la municipalité a nié en bloc et indiqué avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour aider Abramov à racheter le club, regrettant de ne pas avoir les moyens d’accorder de prêts.

Hogeg a donc fait appel aux fans : « Je fais appel à tous ceux qui peuvent aider Beitar [parce que] le club est en train de mourir. Nous avons besoin d’une aide urgente. Si tout le monde fait un effort, nous pourrons sauver le Beitar Jérusalem… C’est encore possible. »

Il a appelé les fans à prendre leur carte de membre et demandé à Abramov de revenir à la table des négociations.

Barak Abramov, propriétaire du Bnei Yehuda Tel Aviv F.C. célèbre la victoire de son équipe lors du match de demi-finale de la coupe israélienne contre Maccabi Tel Aviv F.C., au stade Teddy de Jérusalem le 3 avril 2019. (Flash90)

« Les centaines de milliers de fans du Beitar et moi-même demandons à Abramov de revenir négocier. Il reste 17 heures pour sauver le Beitar. »

Le Beitar est l’une des noms les plus célèbres du pays, qui compte des présidents et premiers ministres israéliens parmi ses fans.

Pendant de nombreuses années, il s’est également illustré en étant le seul grand club à ne pas compter de joueur arabe.

La minorité arabe d’Israël représente environ 20% de la population, et des joueurs arabes jouent dans des équipes rivales et même dans l’équipe nationale.

Par le passé, les responsables du club ont expliqué ne pas pouvoir recruter de joueurs arabes du fait de fans influents d’extrême droite, dont un petit groupe d’irréductibles appelés La Familia, connus pour leur comportement raciste pendant les matchs.

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