Le propriétaire du Beitar Jerusalem poursuivi en justice dans l’aventure Mobli
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Le propriétaire du Beitar Jerusalem poursuivi en justice dans l’aventure Mobli

Selon la plainte, Moshe Hogeg et ses associés auraient trompé les investisseurs sur la force financière de l'application Mobli – des accusations infondées, rétorque l'homme

Simona Weinglass est journaliste d'investigation au Times of Israël

Moshe Hogeg, homme d'affaires israélien et propriétaire du Beitar Jerusalem, sur le terrain d'entraînement de l'équipe à Jérusalem, le 25 juin 2019 (Crédit :  Flash90)
Moshe Hogeg, homme d'affaires israélien et propriétaire du Beitar Jerusalem, sur le terrain d'entraînement de l'équipe à Jérusalem, le 25 juin 2019 (Crédit : Flash90)

Le propriétaire de l’équipe de football du Beitar Jérusalem, connu également pour ses investissements dans des start-ups, Moshe Hogeg, est poursuivi devant la justice par deux investisseurs américains qui affirment avoir été trompés dans le cadre de leurs investissements dans une entreprise qu’il avait fondée, Mobli Media Inc.

BRF Capital LLC, son propriétaire Barry Friedman et l’homme d’affaires Marvin Mermelstein sont à l’origine de la plainte.

Ils réclament un dédommagement de 6 millions de shekels devant la cour de Tel Aviv.

Sont accusés dans ce dossier – la plainte a été déposée en date du 10 juillet – Hogeg, l’ancien directeur financier de Mobli, Yaron Shalem, l’ancien président du Conseil d’administration de la firme, Kenges Rakishev, et la Lloyd’s Bank (qui, clament-ils, avait assuré les membres du comité directeur).

Selon la plainte des parties civiles, Hogeg et d’autres représentants de cette plateforme de partage de photos et de vidéos, qui a depuis fermé, auraient fait des déclarations mensongères répétées sur la force financière de l’entreprise et sur les célébrités qui avaient investi ou décidé d’investir dans la firme.

En résultat, les plaignants ont perdu tout leur argent, soit un total de 1,5 million de dollars.

Hogeg, par le biais d’un porte-parole, a rejeté le contenu de la plainte, évoquant des « accusations infondées » et ajoutant que « chaque question » trouverait une réponse « le moment venu devant le tribunal et non dans les médias ».

Mobli était apparu sur la scène des start-ups israélienne et mondiale en grande fanfare en 2011. Le site Internet américain TechCrunch et d’autres médias avaient évoqué cette application de réseau social naissante, lui prédisant un immense succès.

Deux mois après le lancement de l’application, Roi Carthy, rédacteur à TechCrunch, s’était enthousiasmé : « Souvenez-vous de ce que je vous dis : Mobli sera l’application de partage de photos qui va s’imposer dans l’année. »

Il avait ajouté : « J’ai beau essayer, je ne vois rien de caractéristique particulière à souligner, pas d’avancée dont je puisse parler. Et pourtant, et pourtant… aussi cynique que je puisse être, il y a simplement un je ne-sais-quoi, dans les pixels de Mobli, qui me paraît être terriblement convaincant. »

Mobli avait annoncé, au mois d’octobre 2011, que la star de cinéma Leonardo DiCaprio avait investi dans la start-up israélienne.

Un communiqué de presse diffusé en 2011 par Blonde 2.0., la firme de relations publiques de Mobli, avait fait savoir que DiCaprio avait participé à une levée d’investissement de 3 millions de dollars dans l’entreprise. Un montant qui, selon d’autres médias, s’était élevé à 4 millions de dollars.

Leonardo DiCaprio, à droite, à côté des directeurs de Mobli en 2013. (Capture d’écran : Facebook)

La firme avait ultérieurement fait savoir que le cycliste Lance Armstrong, la star de tennis Serena Williams et l’acteur Tobey Maguire avaient investi des fonds dans l’entreprise, suivis par l’oligarque kazakh Kenges Rakishev et par le milliardaire mexicain Carlos Slim qui, avaient-ils dit, avaient investi 60 millions de dollars dans Mobli.

Suite à ces annonces, la firme avait bénéficié d’une couverture plus importante encore dans les médias, certains suggérant que la plateforme était susceptible de rivaliser avec Facebook ou Instagram.

« Comment le milliardaire Carlos Slim est en train d’installer Mobli, rival d’Instagram, dans des millions de téléphones », disait ainsi un gros titre publié dans le journal Forbes, au mois de novembre 2013.

« Prends garde, Facebook ! Mobli arrive », avertissait un autre dans MarketWatch.

Dans la plainte contre Hogeg, la firme est accusée d’avoir menti dans ses déclarations concernant les investissements de DiCaprio.

Ils évoquent un portrait de Hogeg paru sur Bloomberg en 2016 qui avait affirmé que l’investissement de la star dans Mobli s’était élevé en fin de compte à moins de 10 dollars.

« DiCaprio a été présenté comme un investisseur dans la levée de fonds initiale de la firme, qui s’élevait à 4 millions », dit l’article de Bloomberg. « Mais en réalité, l’acteur oscarisé n’a donné que 9,54 dollars en échange de presque un million d’actions, selon un document portant sur les titres et les valeurs qui a pu être consulté par Bloomberg. »

Pour les plaignants, les déclarations sur les investissements de DiCaprio et d’autres célébrités visaient clairement à induire en erreur.

« Les affirmations sur DiCaprio ont été un subterfuge médiatique pour tromper et persuader insidieusement les investisseurs potentiels – comme l’ont été les plaignants et d’autres – d’acheter des actions à des prix artificiellement gonflés », prétend la plainte.

Les parties civiles disent également que si Carlos Slim a en effet investi dans la firme, il n’y a pas placé 60 millions de dollars – un montant qui avait été rapporté par de nombreux médias – mais pas plus de 10 millions de dollars.

Slim, de surcroît, avait bénéficié d’actions privilégiées qui lui avaient accordé des droits supérieurs à ceux des autres investisseurs, un fait qui n’avait pas été dévoilé au préalable aux plaignants, ont déclaré ces derniers.

Les plaignants affirment avoir été amenés à investir dans Mobli par le matraquage publicitaire qui a entouré la firme, citant spécifiquement un article, sur le site TechCrunch, qui avait révélé que la levée de fonds prétendument réalisée par Carlos Slim – qui avait débouché sur 60 millions d’investissement – avait permis à la start-up Mobli d’être évaluée à un milliard de dollars.

« Cet investissement va amener l’évaluation de Mobli à la barre du milliard de dollars », disait un article paru en novembre en 2013, « même si l’entreprise se refuse à dévoiler les chiffres ».

Le rôle des médias

Dans la plainte, les parties civiles déplorent que, dans les médias israéliens et étrangers, Hogeg ait été régulièrement qualifié de « sorcier de la finance » et d’étoile montante dans le monde des start-ups alors que, prétendent-ils, « il a été pris en flagrant délit dans cette affaire comme dans d’autres scandales et il s’est révélé qu’il était un acteur dangereux, et un entrepreneur en série raté qui a causé de graves dommages aux plaignants et à d’autres investisseurs, pour des montants représentant des centaines de millions de shekels ».

C’est seulement en 2016, quand Bloomberg avait commencé à mettre en doute le battage qui entourait Hogeg, que les plaignants avaient réalisé leur erreur, selon la plainte.

« C’est uniquement en 2016 que l’investissement de Leonardo DiCaprio s’est révélé être un leurre. Cette révélation a eu lieu après la médiatisation par les accusés de son investissement supposé, après l’achat d’actions par les parties civiles dans la firme et après qu’il s’est avéré que Mobli n’avait jamais été inscrit au NASDAQ », dit encore la plainte.

Les parties civiles prétendent que Hogeg et d’autres accusés avaient annoncé, au mois de mars 2014, que Mobli serait inscrite sur le marché privé du NASDAQ, un marché secondaire d’entreprises privées. Ce projet n’a jamais abouti.

« Mobli n’avait ni les capitaux propres, ni les revenus nécessaires pour être répertorié au NASDAQ, ni la capacité de montrer des rapports financiers audités », déplorent les plaignants.

En résultat, quand Friedman et Mermelstein ont réalisé que la compagnie n’allait pas bien, ils n’ont pas pu vendre leurs parts et minimiser leurs pertes de cette façon, expliquent-ils.

Les parties civiles accusent également les responsables de Mobli d’avoir menti sur le nombre d’utilisateurs de l’application et d’avoir affirmé de manière mensongère que leur nombre, à une période donnée, s’élevait à 20 millions.

« C’était un mensonge total », dit la plainte, ajoutant qu’un grand nombre de ces utilisateurs « n’existaient pas en réalité ou étaient inactifs, ou étaient encore payés par Hogeg pour que Mobli puisse gonfler artificiellement les prix de ses actions et pour permettre de l’enrichir, lui et les principaux actionnaires de l’entreprise ».

Les plaignants prétendent que Moshe Hogeg avait rencontré leur représentant, Isaac Winehouse, conseiller en investissement, et qu’il lui avait dit que sa propre entreprise de capital-risque avait acheté des parts dans la firme au prix de trois dollars d’action, offrant de vendre à Barry Friedman des actions au prix, selon lui avantageux, de deux dollars.

En résultat de ces présentations erronées de l’entreprise, Friedman aurait acheté 500 000 actions ordinaires le 2 janvier 2014 pour le prix d’un million de dollars auprès d’une entreprise appelée Mysyrl Capital LLC.

Pour sa part, selon la plainte, Hogeg aurait dit à Winehouse et à d’autres investisseurs en 2013 que Carlos Slim avait prévu d’investir une grosse somme dans l’entreprise au prix de deux dollars l’action.

Mermelstein avait alors acheté 150 000 actions au prix d’un dollar (ce qu’il avait considéré comme une aubaine) auprès d’un autre actionnaire, note la plainte.

Mermelstein avait ensuite acheté 200 000 actions supplémentaires au prix de 400 000 dollars à un tiers qui possédait des parts dans la firme.

Selon la plainte, Mermelstein avait pensé payer plus ou moins le même montant par action que Carlos Slim. Il avait même reçu un courrier de ce qui paraissait être le marché privé du NASDAQ confirmant le transfert des actions.

Carlos Slim accusé d’avoir eu des actions privilégiées

Les plaignants clament que Carlos Slim a investi dix millions de dollars au mieux, « à un prix qui est effectivement bien inférieur à deux dollars l’action ».

En échange, ils prétendent que Slim a bénéficié « d’un package d’options particulièrement généreux, ainsi que de l’exclusivité sur les royalties et sur les pourcentages touchés dans les ventes de l’application en Amérique du Sud ».

Les parties civiles accusent Hogeg de ne pas leur avoir dit que Carlos Slim avait bénéficié d’actions privilégiées dans la firme qui lui offraient des droits supplémentaires par rapport aux autres actionnaires.

Moshe Hogeg, à droite, et le milliardaire mexicain Carlos Slim. (Capture d’écran : Facebook)

Au milieu de l’année 2016, Mobli avait fermé son centre de R&D en Israël et licencié 15 employés. Au mois d’avril 2017, les médias spécialisés dans les technologies avaient fait savoir que Mobli avait vendu ses brevets de filtrage géographique à Snapchat pour un montant de plus de 7 millions de dollars.

Les plaignants prétendent que Mobli a alors tenté de faire croire à une retombée positive dans ce que eux considéraient comme un fiasco pour la firme.

« Comme cela avait été le cas dans un grand nombre d’autres annonces émises par Mobli, ils ont tenté, de manière à la fois manipulatrice et mensongère, de présenter cet accord comme une répercussion positive et comme un succès – même si la vente de ce brevet à un prix si bas était un échec massif, en contraste avec les importantes sommes d’argent investies dans Mobli et qui se sont évaporées. »

Quand Winehouse, conseiller des parties civiles, a demandé à Hogeg de transférer une partie de l’argent issu de la vente du brevet aux actionnaires de la firme, celui-ci a refusé, selon la plainte, parce que Carlos Slim, en tant qu’actionnaire privilégié, devait être le premier à pouvoir bénéficier de ces revenus.

La plainte ajoute que Hogeg avait également dit à Winehouse qu’il comptait utiliser les 7 millions de dollars issus de la vente pour investir dans les crypto-devises, ce qui lui permettrait de rembourser partiellement ou en totalité les investisseurs de Mobli.

Les plaignants clament toutefois qu’aucun argent n’a jamais été rendu. Ils accusent également Mobli de ne pas avoir répondu à leurs demandes répétées de rapports financiers pour tenter notamment de comprendre ce qu’étaient devenus les 7 millions de dollars.

Les parties civiles affirment également que, lors des derniers jours d’activité de Mobli sur Internet, les employés de la firme ne sont pas parvenus à assurer le contrôle des contenus et que le site a commencé à héberger du matériel pornographique, pédophile, illégal ou délictuel, malgré les supplications répétées d’Isaac Winehouse qui espérait pour sa part retenir les utilisateurs inscrits dont il craignait le départ.

Elles concluent en affirmant que Hogeg et les autres accusés se sont enrichis au détriment des investisseurs, maintenant un mode de vie luxueux tout en perdant les millions du fonds d’investissement.

« Les actions et les omissions des accusés s’apparentent à de la fraude », dit la plainte, « et on peut dire qu’au minimum, ces gens se sont enrichis de manière illégale en faisant de fausses déclarations, marquées par la négligence, et dont l’objectif était d’amener des investisseurs à placer de grosses sommes d’argent dans l’entreprise. Tout cela dans le but de faire avancer leurs intérêts propres tout en dépensant beaucoup d’argent sur la firme, en retirant salaires et primes, et en permettant un enrichissement personnel et un train de vie luxueux ».

Un porte-parole de Moshe Hogeg a déclaré que les accusations lancées dans la plainte étaient « infondées. Nous répondrons à chaque question le moment venu devant le tribunal, mais pas dans les médias ».

De la misère à l’opulence

La firme Mobli, enregistrée en Israël sous le nom de Mobli Technologies 2010 Ltd., avait été fondée en 2010 par Hogeg, Yossi Shemesh, Emmanuel Meralli et Menahem Perets, homme d’affaires orthodoxe qui s’est récemment réinstallé en Israël après avoir quitté les Etats-Unis.

Perets, à travers une entreprise dont il avait été le copropriétaire aux côtés de Hogeg, Morrix Holdings Ltd., est décrit par les médias comme l’un des premiers investisseurs dans Mobli.

Dans un post publié au mois de décembre 2014 sur Facebook, Hogeg avait décrit l’histoire de son empire créé dans les start-ups qui lui avait permis de passer de la misère à la richesse. L’histoire d’un inconnu sorti du lycée, originaire de Beer Sheva, qui venait de quitter l’armée et qui aura été finalement amené à présider l’un des plus importants fonds de capital-risque en Israël, Singulariteam Ltd., et qui aura également créé Mobli et d’autres start-ups.

Lionel Messi (à droite), star du football argentin, reçoit sa carte de membre du fan club du Beitar Jerusalem des mains du propriétaire du club, Moshe Hogeg, lors d’un événement à Barcelone, Espagne, en décembre 2018. (Capture d’écran : Twitter)

« Wow », écrit-il dans son statut. « Il y a cinq ans, j’avais posté une publication sur Facebook [de recherche d’un développeur d’application mobile pour iPhone et PHP]. C’était une année après la fermeture de ma première start-up et je subissais de lourdes pressions de la part de nombreux proches que j’aime, qui souhaitaient que j’arrête ces choses insensées et que j’aille m’inscrire à la faculté de droit. »

« J’avais écrit ce post parce que je n’avais pas l’argent nécessaire pour financer une entreprise. C’est comme ça que tout a commencé. Ce post a fait venir Yossi, qui m’a ensuite amené Emmanuel, et ensemble, avec Dima, nous nous sommes installés dans un café et c’est comme ça que l’aventure Mobli a débuté », dit encore le post.

Hogeg décrit dans sa publication sa vie dans un « sous-sol de 40 mètres-carrés à Rishon Lezion », avalant toutes ses économies réalisées pendant ses sept années passées dans l’armée israélienne.

« Cinq ans plus tard, nous comptons des dizaines de millions d’usagers parmi lesquels l’un s’appelle Carlos Slim, un autre Leonardo DiCaprio, nous avons des partenaires formidables dans le monde entier, nous avons 18 start-ups, toutes nées d’idées excitantes et que des gens s’emploient à faire devenir réalité… Et des centaines de millions de dollars qui affluent et qui continueront d’affluer dans l’économie israélienne », écrit-il encore, se référant probablement au fonds de capital-risque qu’il a fondé, Singulariteam, aux côtés de l’oligarque Kazakh Kenges Rakishev, que Hogeg aurait rencontré à New York.

« Le plus grand risque, c’est précisément de ne pas prendre de risque », conclut Hogeg dans sa publication.

La plainte émise contre Mobli n’est qu’une parmi plusieurs d’autres qui ont été déposées contre des entreprises appartenant à Hogeg ces derniers mois. En novembre 2018, une plainte qui réclamait la liquidation d’une firme appartenant à l’homme d’affaires, Invest.com, avait été retirée et le dossier avait été réglé.

Une plainte déposée au mois de janvier 2019 contre Hogeg par un investisseur chinois avait été abandonnée après qu’un arbitre a persuadé le plaignant qu’il devait déposer plainte non pas en Israël mais à Gibraltar, seule juridiction appropriée dans son cas.

Une nouvelle entreprise pour l’équipe de Mobli

Pour leur part, la plus grande partie des cadres licenciés de Mobli travaillent dorénavant dans une nouvelle entreprise, une ONG appelée la Saga Foundation, selon leurs profils sur LinkedIn et autres informations publiques. La Saga Foundation – qui est plus connue sous le nom de « Saga » – cherche à transformer le système financier global par le biais des crypto-devises.

Capture d’écran du site Internet de Saga, le 15 juillet 2019. (Capture d’écran)

La Saga Foundation a été enregistrée en Suisse et se présente comme une « organisation suisse à but non-lucratif avec des développeurs israéliens » qui cherche à créer la « première monnaie numérique non anonyme basée sur la blockchain » et à « reproduire la crédibilité et la confiance saines et à long-terme dont jouissent de nombreuses devises nationales à l’échelle mondiale ».

L’organisation est dirigée par Ido Sadeh Man, qui était le président de Mobli et qui a été le partenaire de Moshe Hogeg dans sa firme de capital-risque Singulariteam Ltd.

L’entreprise israélienne locale Saga Core Ltd. appartient à Ido Sadeh, ainsi qu’un certain nombre de sociétés d’investissement en capital-risque, parmi lesquelles Mangrove V Investments, Disruptive Technologies, Lool II Ventures et Vertex VC Fund. Saga a reçu l’approbation de certains des plus éminents économistes dans le monde.

Selon le site de la firme, Singulariteam a également investi dans l’aventure.

L’un de ses conseillers est l’ancien gouverneur de la Bank of Israel Jacob Frenkel. Un autre est Myron Scholes, lauréat du prix Nobel, qui a déclaré dans un communiqué de presse diffusé au mois de mars 2018 que « le projet Saga vise à développer une crypto-devise durable et efficace, basée sur la blockchain, une initiative que je soutiens en devenant l’un des membres de son comité de conseil ».

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