Le rabbin tué dans un attentat terroriste inhumé dans son implantation
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Le rabbin tué dans un attentat terroriste inhumé dans son implantation

Le président de la Knesset a salué un "enseignant dévoué" qui a été mortellement poignardé ; le ministre de l'Agriculture a appelé à réagir en annexant la Cisjordanie

  • La foule accompagne le rabbin Itamar Ben-Gal à sa dernière demeure, après qu'il a été poignardé à mort par un terroriste palestinien. Il a été enterré dans l'implantation d'Har Bracha, en Cisjordanie, le 6 février 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)
    La foule accompagne le rabbin Itamar Ben-Gal à sa dernière demeure, après qu'il a été poignardé à mort par un terroriste palestinien. Il a été enterré dans l'implantation d'Har Bracha, en Cisjordanie, le 6 février 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)
  • La tombe du rabbin Itamar Ben-Gal, poignardé à mort par un terroriste palestinien. Il a été enterré dans l'implantation d'Har Bracha, en Cisjordanie, le 6 février 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)
    La tombe du rabbin Itamar Ben-Gal, poignardé à mort par un terroriste palestinien. Il a été enterré dans l'implantation d'Har Bracha, en Cisjordanie, le 6 février 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)
  • Les funérailles de la victime du terrorisme Itamar Ben-Gal dans l'implantation de Har Bracha, en Cisjordanie, le 6 février 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Les funérailles de la victime du terrorisme Itamar Ben-Gal dans l'implantation de Har Bracha, en Cisjordanie, le 6 février 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des centaines de personnes ont participé aux funérailles, mardi, du rabbin assassiné lors d’un attentat terroriste lundi. Elles ont accompagné la victime alors qu’il était enterré dans l’implantation dans laquelle il vivait, Har Bracha.

Itamar Ben-Gal, 29 ans, a été mortellement poignardé alors qu’il faisait de l’auto-stop à proximité de l’implantation d’Ariel dans la journée de lundi. Il devait se rendre à une cérémonie de circoncision. Il laisse derrière lui une épouse, Miriam, et quatre enfants.

Son meurtrier présumé, Abed al-Karim Assi, 19 ans, est parvenu à fuir après l’attaque, même si un soldat de l’armée israélienne l’a frappé avec son véhicule alors qu’il était lancé à sa poursuite.

Le président de la Knesset Yuli Edelstein, le ministre de l’Agriculture Uri Ariel et le vice-ministre de la Défense Eli Ben Dahan ont assisté à la cérémonie.

« Le pays a perdu une personnalité vertueuse », a dit Edelstein dans son éloge funèbre. « Quelle perte terrible. Avec Miriam, il avait construit une vie de famille… Il était un professeur dévoué qui traitait chacun de ses élèves comme un fils. »

« Le terroriste a vu le sourire qu’il arborait toujours sur son visage et la lumière qu’il avait toujours dans ses yeux », a-t-il continué. « Il a tenté de faire disparaître ce sourire et d’éteindre cette lumière. C’était le même désir que partageait le meurtrier du rabbin Raziel Shevach ».

Le président de la Knesset Yuli Edelstein lors des funérailles du rabbin Itamar Ben-Gal, tué par un terroriste, dans l’implantation de Har Bracha en Cisjordanie, le 6 février 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Shevach, un habitant de l’avant-poste de Havat Gilad, a été assassiné lors d’une fusillade au mois de janvier en Cisjordanie. Le premier suspect dans cette attaque, Ahmad Nassar Jarrar, a été tué par les forces de sécurité mardi en début de matinée durant une opération visant son arrestation dans la ville de Jénine, à l’issue d’une chasse à l’homme qui aura duré trois semaines.

Ben-Gal, originaire de Rehovot, était père de quatre enfants et il vivait au sein de l’implantation de Har Bracha, une communauté de 2 500 personnes environ située aux abords de Naplouse en Cisjordanie. Il était professeur de collège dans une yeshiva du quartier de Givat Shmuel à Tel Aviv.

Son père, Daniel, a dit : « Le système d’éducation israélien a perdu un éducateur formidable et dévoué et nous sommes aujourd’hui orphelins ».

« Tu étais si dévoué à l’éducation de tes élèves. Nous continuerons à prendre soin de tes doux enfants ».

S’exprimant à proximité de la tombe, la veuve de Ben-Gal, Miriam, a juré : « Nous continuerons à nous installer sur cette terre et à y élever notre famille ».

Itamar Ben-Gal, assassiné par un terroriste palestinien le 5 février 2018 photographié avec son épouse et sa famille (Autorisation)

Assi, l’homme soupçonné de l’assassinat de Ben-Gal, possède la citoyenneté israélienne et vit à Jaffa, ont révélé des responsables de la défense quelques heures après l’attaque au couteau. Sa carte d’identité israélienne bleue lui a offert le passage des deux côtés de la ligne verte. Son père réside à Naplouse et sa mère à Haïfa.

Ariel, ministre de l’Agriculture issu du parti pro-implantations HaBayit HaYehudi, a vivement recommandé d’annexer la Cisjordanie et de mettre un terme au programme de regroupement des familles qui a permis à Assi de bénéficier d’une carte d’identité israélienne.

« Le moment est venu de reconnaître la terre d’Israël », a expliqué Ariel. « Nous ne permettrons pas le regroupement des familles. Nous, au gouvernement, avons la responsabilité de la sécurité et aussi du châtiment, et de la construction de la terre d’Israël. Nous n’attendrons pas que qui que ce soit soit assassiné pour construire Havat Gilad ou Har Bracha… Du fleuve Jourdain à la mer méditerranée, il n’y aura qu’un seul pays, aucune autre nation ne sera souveraine dans cette zone. L’heure de la souveraineté est arrivée.  »

Les funérailles de la victime du terrorisme Itamar Ben-Gal dans l’implantation de Har Bracha, en Cisjordanie, le 6 février 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef du Conseil régional de Samarie Yossi Dagan, qui est également à la tête de l’organisme municipal supervisant les implantations du nord de la Cisjordanie, a demandé que le gouvernement passe davantage à l’action contre le terrorisme et a attribué la responsabilité des attentats au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

« Nous attendons aujourd’hui des réponses – pas seulement les résidents de Samarie, mais la nation entière d’Israël exige des réponses. Il est inacceptable qu’en moins d’un mois, en Samarie, deux attentats terroristes aient coûté la vie à deux Juifs. Il est inacceptable que les barrages routiers n’aient pas été réinstallés. Il est inacceptable qu’en plein jour, au milieu d’un carrefour principal, au milieu d’Israël, un terroriste meurtrier ait pu sortir d’un taxi et assassiner un Juif sans aucune crainte ».

« La réponse à apporter n’est pas une fausse coopération sécuritaire (avec l’Autorité palestinienne) mais une guerre déterminée non seulement à l’encontre des terroristes mais aussi de leurs complices, ceux qui les envoient, ceux qui les incitent au nom de l’Autorité palestinienne », a continué Dagan. « Je leur dis à eux et à leur chef, le terroriste Mahmoud Abbas, maudit soit son nom : Vous ne nous briserez pas ».

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