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Le rapport d’Amnesty international critique Palestiniens et Israéliens

S'il accuse Israël de pratiquer des détentions administratives, et d'usage disproportionné de la force, le rapport de l'ONG pointe la violence quotidienne pratiquée par la justices palestinienne à l'égard de sa propre population

La rapport annuel d’Amnesty International, publié la semaine dernière veut dresser l’état, pays par pays, de la justice et des libertés. Il s’inquiète du recul des libertés dans un certains nombres de pays, notamment en Turquie.

En 2015, la diplomatie israélienne avait déjà croisé le fer avec l’ONG suite à l’opération Bordure protectrice à Gaza. L’ONG, qui accusait Israël de crimes de guerre, avait été accusée d’ignorer le rôle incitatif du groupe terroriste palestinien du Hamas, et l’utilisation de boucliers humains.

Dans sa dernière mouture, le rapport condamne les restrictions à la liberté de circulation à Gaza et en Cisjordanie, les « arrestations et détentions arbitraires », les « maltraitances » sur prisonniers, et la pratique de la détention administrative qui concernait 694 fin avril 2016.

Le rapport se félicite également du procès d’Elor Azaria, « cas faisant figure d’exeption » et des poursuites engagées contre « des colons israéliens qui avaient menés des attaques meurtrières contre des Palestiniens ».

Amnesty international s’inquiète également des « violences faites aux femmes, tout particulièrement au sein de la population palestinienne d’Israël », parmi laquelle « au moins 21 femmes ont été tuées au cours de l’année par leur conjoint ou par un membre de leur famille ».

L’ONG dresse un tableau noir de la situation dans les territoires gérés par l’Autorité palestinienne et le Hamas qu’elle accuse d’entrave à la liberté d’expression « en procédant à l’arrestation et au placement en détention de personnes critiques et d’opposants politiques ».

« Ils ont restreint également le droit de réunion pacifique et ont utilisé une force excessive pour disperser certaines manifestations, détaille le rapport en introduction du chapitre « Palestine ». Les actes de torture et autres mauvais traitements contre les détenus restaient une pratique courante à Gaza et en Cisjordanie. À Gaza, les autorités continuaient de soumettre des civils à des procès inéquitables devant des tribunaux militaires ; des personnes étaient maintenues en détention sans inculpation ni jugement en Cisjordanie, » souligne l’ONG.

« Les femmes et les filles étaient victimes de discrimination et de violences explique Amnesty International. Les tribunaux de Gaza ont continué de prononcer des condamnations à mort et le Hamas a procédé à des exécutions ; en Cisjordanie, aucune sentence capitale n’a été prononcée et aucune exécution n’a eu lieu ».

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