Le roi du Bahreïn appelle à mettre en œuvre une solution à deux États
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Le roi du Bahreïn appelle à mettre en œuvre une solution à deux États

Hamad a salué à l'ONU la normalisation avec Israël comme "l'incarnation de notre approche résolue d'ouverture et de coexistence", et a appelé à la création d’un État palestinien

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le roi du Bahreïn Hamad bin Isa al-Khalifa prend la parole lors d'une réunion avec le président américain Donald Trump, le 21 mai 2017, à Riyad. (Photo AP / Evan Vucci)
Le roi du Bahreïn Hamad bin Isa al-Khalifa prend la parole lors d'une réunion avec le président américain Donald Trump, le 21 mai 2017, à Riyad. (Photo AP / Evan Vucci)

S’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies, le roi de Bahreïn Hamad bin Isa al-Khalifa a salué jeudi sa décision de normaliser les relations avec Israël, mais a également appelé à la création d’un État palestinien sur la base des plans de paix précédents.

« Par notre volonté de préserver la sécurité et la stabilité de la région, et en incarnation de notre approche résolue d’ouverture et de coexistence avec chacun, nous avons annoncé l’établissement de relations avec l’État d’Israël, pour envoyer un message civilisé affirmant que notre main est tendue pour une paix juste et globale, car c’est la meilleure garantie pour l’avenir de tous les peuples de la région », a-t-il déclaré dans un discours enregistré projeté devant les délégués de l’ONU à New York.

Le monarque a salué la décision « courageuse » des Émirats arabes unis d’établir des relations diplomatiques complètes avec l’État juif « en échange de l’arrêt de l’annexion par Israël des terres palestiniennes ». Par cette mesure, Abou Dhabi a « favorisé les opportunités de paix, réduit les tensions et donné aux habitants de la région une nouvelle ère de compréhension, de rapprochement et de coexistence pacifique, tout en préservant sa position ferme sur la question palestinienne ».

Les EAU ont signé un traité de paix complet avec Israël à la Maison Blanche le 15 septembre. Lors de cette même cérémonie dites des accords d’Abraham, le Bahreïn, petite nation insulaire proche des EAU et de l’Arabie saoudite, a signé une Déclaration de paix avec Israël qui prévoit que les deux pays établissent des relations diplomatiques complètes.

Le Bahreïn appelle à « une intensification des efforts pour mettre fin au conflit israélo-palestinien conformément à la solution à deux États », a poursuivi le roi Hamad dans son discours à l’ONU.

« Nous considérons qu’il s’agit là d’une pierre angulaire pour parvenir à une paix juste et globale menant à la création d’un État palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale, sur la base des résolutions de légitimité internationale et de l’Initiative de paix arabe, afin d’entrer dans une nouvelle ère de travail d’extension des ponts et relations de bon voisinage pour construire et développer les intérêts communs des pays de la région. »

Mercredi, une délégation d’hommes d’affaires et de hauts fonctionnaires israéliens s’est rendue à Manama pour des réunions visant à mettre au point les détails d’un accord de paix complet entre les deux pays, qui sera signé dans un avenir proche.

La veille, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec le prince héritier du Bahreïn, Salman bin Hamad al-Khalifa, lors de leur première conversation publique depuis que Jérusalem et Manama ont signé leur Déclaration de paix à Washington.

Lors de cet appel, le prince héritier « a souligné l’importance de garantir la stabilité régionale et internationale et de renforcer les efforts pour soutenir la paix dans la région », selon l’agence de presse nationale Bahreïn News Agency. Salman a en outre noté que « l’accord signé à la Maison Blanche le 15 septembre renforcera la sécurité, la stabilité et la prospérité régionales ».

Netanyahu et le futur roi de la petite nation insulaire ont également « passé en revue les domaines potentiels de coopération bilatérale et les développements régionaux et internationaux pertinents », selon l’agence.

Netanyahu a par la suite publié une déclaration révélant qu’il avait interrompu des discussions importantes sur la lutte d’Israël contre la pandémie de coronavirus pour répondre à l’appel du prince héritier, qu’il a qualifié de « besoin national important ».

Le Premier ministre a déclaré que lui et Salman avaient eu une « conversation exceptionnelle, très amicale ».

De gauche à droite : le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed al-Nahyan, exhibent les documents issus de la signature des accords d’Abraham, où le Bahreïn et les Émirats arabes unis reconnaissent Israël, à la Maison Blanche à Washington, le 15 septembre 2020. (SAUL LOEB / AFP)

Les deux dirigeants ont réitéré le contenu des accords d’Abraham que les deux nations ont signés la semaine dernière, et ont discuté des moyens d’ajouter rapidement du contenu aux accords entre le Bahreïn et Israël et de transformer cette paix en paix économique, technologique, touristique, la paix dans tous ces domaines », a-t-il déclaré dans un communiqué. « Vous en découvrirez très bientôt les dispositions concrètes. »

Dans leur « Déclaration de paix », les deux pays se sont engagés à « ouvrir une ère d’amitié et de coopération à la recherche d’un Moyen-Orient stable, sûr et prospère pour le bénéfice de tous les États et peuples de la région ».

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