Le romancier juif noir Walter Mosley distingué par la National Book Foundation
Rechercher

Le romancier juif noir Walter Mosley distingué par la National Book Foundation

L'écrivain américain, connu pour sa série "Easy Rawlins", a reçu la Médaille pour contribution remarquable aux lettres américaines

Walter Mosley, producteur/scénariste consultant de la série télévisée FX "Snowfall",, le 8 juillet 2019, à Los Angeles. (Crédit :  Chris Pizzello/Invision/AP)
Walter Mosley, producteur/scénariste consultant de la série télévisée FX "Snowfall",, le 8 juillet 2019, à Los Angeles. (Crédit : Chris Pizzello/Invision/AP)

JTA – Le romancier juif noir Walter Mosley a reçu mercredi soir l’une des plus hautes distinctions de la National Book Foundation : la Médaille pour contribution remarquable aux lettres américaines.

Depuis 1988, le prix pour le couronnement de la carrière a été décerné à Joan Didion, Ursula Le Guin et Toni Morrison, entre autres.

Mosley est le premier Noir à recevoir la médaille, mais pas le premier Juif – des écrivains tels que Saul Bellow, Philip Roth et Arthur Miller l’ont remportée ces dernières années.

L’écrivain de 68 ans est peut-être mieux connu pour sa série de romans policiers « Easy Rawlins », centrée sur Easy, un détective privé noir de Los Angeles dans les années 1960. Le premier roman de la série, « Devil in a Blue Dress », a été adapté en 1995 dans un film mettant en scène Denzel Washington.

Mais il ne s’est pas contenté de s’en tenir au polar ; il a écrit plus de 60 livres couvrant tous les genres, de la science-fiction afro-futuriste aux pièces de théâtre. Il a même remporté un Grammy Award en 2001 pour les meilleures notes d’album pour la compilation de l’humoriste Richard Pryor « …And It’s Deep Too ! ».

Mosley a commencé à écrire à l’âge de 34 ans. L’un des mentors de Mosley, la romancière irlandaise Edna O’Brien, l’a encouragé à écrire son premier roman en lui disant : « vous êtes noir, juif, avec une mauvaise éducation ; il y a de la richesse là-dedans ».

« D’une certaine manière, être juif, c’est faire partie d’une tribu », a commenté Mosley en 2010, en réfléchissant à sa judéité. « En faisant partie d’une tribu, on ne peut jamais vraiment échapper à son identité. Vous pouvez être ce que vous voulez à l’intérieur, mais au final vous êtes toujours responsable de votre sang. »

Mosley est né d’une mère juive et d’un père noir non juif à Los Angeles. Il a déclaré un jour au Festival juif du livre de St Louis : « J’ai grandi avec des cornichons casher et du chou cavalier, et j’ai apprécié les deux côtés de ma famille ».

« Je me sens également descendant de mes deux parents et de leurs origines », avait-il également confié dans cette interview.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...